Nouvel arrivant dans la famille e-tron chez Audi. Après la compacte A3, c’est au tour du grand SUV Q7 de passer au PlugIn Hybrid. Il arrive dans un segment déjà bien achalandé, armé pour donner un coup de pied dans la fourmilière.

Le tour du proprio

L’Audi Q7 e-tron, c’est le grand SUV de la marque aux anneaux dans sa déclinaison hybride rechargeable. Au programme, le bloc électrique de 127ch et ses 203 kg de batterie (17,3 kW/h) annoncent 56 km d’autonomie en full électrique. Inédit dans le segment, cette unité est accouplée au V6 3 litres TDI dans une déclinaison 258ch. Audi annonce pour son gros bébé Hybride une conso utopique (NEDC) de 1,7 l aux 100. Pas mal pour 373ch cumulés (et 700Nm) et 2520 kg. Il entre en force dans le segment, face aux BMW X5 40e (4 cylindres essence/élec. 313ch), GLE 500 Hybrid (V6 essence/élec. 442ch), Volvo XC90 (4 cylindres essence/élec 407ch).

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Le trait est fin, les lignes sont tendues, le Q7 conserve son allure de gros break surélevé

A l’extérieur rien ou presque ne bouge. La seule différence entre un Q7 e-tron et un Q7 classique, c’est la double signature LED sur le bouclier avant. Hormis ce petit détail, on a toujours le maxi SUV Audi et son allure de gros break surélevé. Certains aiment, voire adorent, je serai plus mitigé sur le sujet. C’est gros, c’est trapu, plus équilibré à mon sens que le précédent mais je n’accroche toujours pas. Les codes stylistiques Audi sont cependant immédiatement reconnaissables. Seul bémol, les grands porte-à-faux et le gabarit général de la bête (5,05m de long et 1,97 de large) font paraître les roues minuscules (même en 21”).

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Seule la signature LED du bouclier pour permettra de différentier l’e-tron d’un Q7 Classique

A l’intérieur, c’est le jour et la nuit par rapport à l’ancien. Exit l’antédiluvien tableau de bord dérivé de l’A6 C6, bonjour le futur. Tout comme dans l’A4, c’est épuré et ergonomique. Le Virtual Cockpit est également de la partie et se voit, là aussi, secondé par un fin écran déporté. C’est très germanique, comprenez que tout est là et à la bonne place. La finition est … Audi … et les sièges sont, à eux seuls, une invitation au voyage. Chauffants, ventilés, massants, à vous de choisir. On y est bien dans ce Q7 et l’impression d’espace à bord n’en n’est pas qu’une. Un petit loft quoi. A ceci près qu’en raison de l’implantation des batteries dans le coffre, le Q7 e-tron n’est pas disponible en 7 places, ni avec les quatre roues directrices. C’est le coffre qui en profite directement avec une contenance de 650 à 1835L.

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Epuré, ergonomique et technologique. L’intérieur est une réussite

Sur la route

Agile compte tenu de son gabarit, le Q7 e-tron n’est pas ridicule en ville. On sort de Paris en tout électrique et je dois avouer que dans un tel mastodonte, c’est assez déconcertant. De silence et de facilité. Récapitulons : le bloc électrique (logé dans la boîte Tiptronic 8 rapports et équipé d’un Torque Vectoring) développe 94 kW, soit 127ch et 350Nm de couple à 0 tr/min, de quoi déplacer le bestiau sans soucis. Si ça ne suffit pas, le V6 3 litres diesel apporte ses 258ch et 600Nm pour une puissance cumulée de 373ch et 700Nm. Ainsi gréé, le Q7 e-tron passe de 0 à 100 en 6,2s et pointe à 230 km/h. Autant dire qu’il ne se traine pas. Les entrées sur voie rapide ne sont qu’une formalité et la transmission quattro encaisse sans broncher. Après la ville et un peu de stabilisé sur voie rapide (110 km/h), le full électrique rend l’âme au bout de 44 kilomètres. Pas encore les 56 annoncés mais ça reste mieux que la concurrence (maxi 30/35 km).

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Avec 56 km annoncés (environ 40/45 en réalité) en tout électrique, le Q7 e-tron fait mieux que la concurrence

Sur autoroute, le Q7 est un tapis volant. La suspension pilotée en mode auto ou confort, vous ne sentirez plus rien et n’entendrez que quelques discrets bruits d’air et de roulement. Stable, suffisamment puissant pour accélérer et reprendre de manière dynamique, le SUV aux anneaux est carrément sécurisant. Quand on rejoint le réseau secondaire c’est une autre paire de manches. Même en Dynamic, sur les routes étroites du Perche, le bestiau ne semble pas vraiment dans son élément. L’auto est stable et passe très bien partout, cependant, les réglages de suspension, le poids élevé et les dimensions ne jouent pas en sa faveur sur le plan purement dynamique, notamment sur ce type de routes. C’est réglé safe et confort. On est plus proche du Range Rover que du X5 dans la définition. Pour être franc, sur le plan du confort pur, sa majesté maintes et maintes fois « Autobiographié » n’est plus très loin. On se prend même à jouer du passage électrique/thermique quasi imperceptible en dehors de l’indication sur le Virtual Cocktpit. Rapide et agile malgré sa masse imposante, il manque juste de dynamisme pour me convaincre (qui a dit SQ7 ?).

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Sur les grands axes, le Q7 est un véritable croiseur

Bilan

Au final, il en ressort un SUV techniquement très intéressant. L’hybridation électrique / diesel est bien pensée et permettra aux usagers urbains ou préri-urbain de rouler la semaine en électrique et de garder une conso maîtrisée sur les longs trajets. Nous, on a fait 8,2 litres sur la journée en lui « rentrant dedans ». Sur un usage normal vous serez plutôt autour des 6,5l. Pas mal pour un géant d’aluminium de 2,5 tonnes !!! Vous privilégiez le confort et la technologie au dynamisme souvent plus ferme ? Alors considérez le à l’heure du choix car si vous avez la possibilité de rouler toute la semaine en électrique, vous aurez une chance un jour – lointain tout de même – d’amortir l’énorme surcoût (à partir de 81.700€ soit + 11.000€ par rapport à un TDI 272). Pour les gros rouleurs d’autoroute, préférez lui le TDI 272, moins cher et moins gourmant sur les longs trajets.

 

FICHE TECHNIQUE

Dimensions (Longueur/Largeur/hauteur) : 5,05 m / 1,97 m / 1,74 m

Moteurs : 6 cylindres en V turbo diesel, 2 967 cm3 + bloc électrique

Puissance maxi : 258 ch à 2 250 tr/min + 127ch à 0 tr/min (cumulé 373ch)

Couple Maxi : 700 Nm

Transmission : Intégrale (quattro), boîte automatique 8 rapports

Poids à vide (Constructeur) : 2 520 kg

Rapport poids/puissance : 6,70 kg/ch

Vitesse maxi : 230 km/h

0 à 100 km/h : 6,2 s

Conso mixte : Annoncé 1,7 litres/100 km (8,2L sur une journée)

CO2 (g/Km) : 48

Roues AV : 255/55/19

Roues AR : 255/55/19

Coffre : 650 à 1 835 L

Tarif : A partir de 81.700€ (Modèle essayé Avus + options : environ 97.000€

LA CONFIG' DU BILLET AUTO

On a pas lésiné et on a choisit un Q7 e-tron en finition Avus, bleu encre métallisé (1200€) avec les jantes 5 branches 21″ (2530€) et les feux Matrix LED (1135€). A l’intérieur, on a opté pour le toit ouvrant panoramique (série), les sièges sport plus brun nougat a surpiqûres en losange (2880€) et des plaquages en Beaufort noir (940€) le tout terminé par le cuir étendu (5750€) et le système B&O 3D (6050€). Niveau techno on a opté pour pack assistance route (2290€) et l’Adaptive air suspension sport (2790€). Avec les quelques autres « broutilles » (qui ne sont pas données chez les allemands), on arrive à un Q7 e-tron à 122.705€ … Gloups …

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VIDEO

PHOTOS

Merci à Yomz du GDB.fr pour le photo de couverture ;)
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ESSAI AUDI Q7 e-tron quattro : Artillerie lourde
Le Q7 e-tron jouit d'une hybridation réussie ainsi qu'un aboutissement technique impressionnant. Il est cependant réservé à un public urbain ou péri-urbain capable d'encaisser l'énorme surcoût
Powertrain sérieuxHabitacle Proposition hybride/diesel
Manque de dynamismePas le plus beauSurcoût par rapport à un TDI 272
74%Note finale
Style60%
Habitacle85%
Moteur80%
Comportement70%
Avis des lecteurs 2 Avis
79%