[vc_row][vc_column][vc_column_text] ESSAI BMW i8 : i(ntense)

Un mardi matin comme un autre et là, le téléphone sonne. C’est BMW : « Tu veux tester la i8 ?  A moi de répondre : « Ah mais carrément !». Ouf, l’ami Benjamin chez Bayern Auto à Mérignac ne m’a pas entendu sauter partout dans le bureau, l’honneur est sauf. Cerise sur le gâteau, il me reste encore un peu de souffle pour le remercier et le saluer comme il se doit.

Le tour du proprio

 J’arrive chez BM, la belle est plantée devant moi et quand je dis plantée je parle presque au sens littéral. J’ai déjà eu la chance auparavant de voir l’i8, de l’observer et de pénétrer à son bord mais là, sur le parking de la concession, garée à côté de l’i3, elle semble encrée dans le sol. Les ricains appellent ça avoir du « stance ». Avec 4m69 de long pour 1m94 de large, elle n’est pas carrée comme une Alfa 4C mais elle semble ramassée. Sensation renforcée par la hauteur – ou plutôt la « basseur » – n’excédant pas le mètre trente. Question design on est sur de l’inédit. Inédit pour BMW, pour l’automobile de série, pour l’automobile tout court en fait … On peut aisément le vérifier par la tête des passants dans la rue et les réactions de ceux-ci lorsqu’on s’arrête. On est clairement au volant d’un Concept Car. Les lignes acérées et les feux full LED « design » (les feux laser sont disponibles aussi) sont uniques dans le paysage automobile actuel. Je vous passe le refrain sur les flancs, boucliers et autres appendices creusés dans le but de favoriser la circulation de l’air etc … Je ne ferai pas l’apologie de l’efficience mais plutôt celle de l’émotion.

En gros, qu’on aime ou pas, quand on est devant l’i8, on est captivé. Comme étonné de ne pas voir un stand de salon auto autour. Dans le cockpit – le mot n’a jamais pris autant de sens pour moi – on est d’abord déstabilisé. Une fois les superbes portières en élytre ouvertes, la cellule en PRFC (Plastic renforcé de fibre de carbone) enjambée, on tombe dans le magnifique semi-baquet et on ne peut s’empêcher de contempler. Compteurs digitaux, console centrale proéminente (normal elle renferme les batteries), écran info/GPS quasi flottant. Même si, comme les écrans, certaines de ces technologies se démocratisent peu à peu, l’œil de votre serviteur se voit (oh le paroxysme) flatté de se retrouver dans un tel environnement. Contraintes de la « série » oblige, les commandes classiques BM sont de la partie. Les habitués de la maison ne mettront que quelques minutes à s’habituer. Gros point positif, comme souvent chez BMW, le volant est parfait en main et la position de conduite idéale se trouve facilement. Ah oui ! J’oubliais. La i8 est une 2+2. En revanche les deux sièges arrière n’accueilleront que des enfants ou des adultes pas trop grands, sur de très petits tajets.

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En route !

Contact. Rien … Et oui par défaut la i8 démarre en mode électrique. Seule une mélopée vous alerte de la mise sous tension du groupe. Boîte auto en D, on lâche la pédale et sans un bruit, la réserve de couple vous saute à la gueule. Rien de violent, au contraire, c’est doux mais la sensation d’en avoir beaucoup plus dès lors que l’on effleure la pédale de droite est bien présente. Action-réaction. Le filet de gaz nous arrache du parking sans le moindre effort dans un silence qui laisse notre entourage sans voix, j’ai même cru en voir un manquer de faire tomber son « pommePhone » la bouche grande ouverte en essayant de prendre une photo. Les modes « Comfort » (pas de faute, c’est écrit comme ça chez BM) et « Eco Pro » font la part belle à la douceur de fonctionnement et au silence. Les suspattes filtrent très bien les dos d’âne et la direction très (trop ?) légère rend l’auto maniable et aide à composer avec la largeur de celle-ci.

Jusqu’à 60 km/h – voir jusqu’à 120 avec la commande « E-mode » – l’auto est en tout électrique pour peu que vous ne forciez pas trop (sinon le moteur thermique s’enclenche). De toutes façons pas besoin, les 131ch et surtout les 250Nm (disponibles dès 0 trs/min) du moteur électrique entrainant les roues avant sont suffisants pour une conduite urbaine, même dynamique. Le tout sans consommer le moindre litre d’essence. Même avec le couple plus que suffisant, le train avant n’est jamais débordé. L’autonomie en tout électrique est annoncée à 35 km. Personnellement, je n’ai pas pu le vérifier car je n’ai pas tenu 5 bornes avant d’enclencher le mode sport via le levier de la boite.

Là, le petit 3 cylindre 1.5l turbo de 231ch et 320Nm entrainant lui les roues arrière se réveille. Ce qui me permets de me débarrasser de ma première appréhension : le bruit. Ce « demi-moteur de M3 » sonne juste. Quand on sollicite plus fortement la pédale de droite, c’est la belle surprise. Ça sonne, ça pousse et le petit rajout de gaz entre les montés de rapports est quelque peu grisant, tout autant que le talon/pointe effectué au rétrogradage par la boite 6. L’auto est maniable, coupleuse et semble un peu plus puissante en pleine charge que les 362ch annoncés (éléctrique + thermique). Je soupçonne les 570Nm cumulés d’y être pour quelque chose. La poussée est constante, ça motrice très bien (le couplage des moteurs fait de la i8 une 4 roues motrices) et le 3 pattes attrape presque 7000tr/min plutôt facilement. Question tenue de route, les presque 1500kg de l’auto ne se sentent pas et aucun mouvement de caisse parasite ne vient troubler l’expérience de conduite. Mieux, sur chaussée dégradée, l’i8 ne nous trimbale pas au gré des irrégularités du revêtement. Les pneus « fins » (195 de large à l’avant et 215 à l’arrière) en sont la raison. En effet, une supercar chaussée très largement a tendance à se laisser guider par les aspérités de la route. Là, il n’en est rien et c’est un très bon point. Dans le sinueux, la direction précise, pas trop artificielle (ma plus grande peur) se montre directe et agréable, malgré un manque de remontée d’infos pénalisant par moment. Le grip, lui, est au top grâce à la répartition des masses à 50/50 et celle du couple sur les 4 roues. Quoi qu’il en soit, le bilan dynamique et bon, très bon, et l’ i8 peut réellement être considéré comme une sportive. Les 4,4s annoncées sur le 0 à 100 km/h sont vérifiés et les 250 km/h en pointe totalement crédibles. Les reprises sont aussi au top avec un joli 4,5s sur le 80-120 km/h. La tenue de route est excellente, le poids supplémentaire induit par l’hybridation est gommé par le couple omniprésent et les suspensions très bien tarées. Le plaisir est réel dans cette BMW i8, le plaisir visuel, le plaisir du toucher, le plaisir auditif. Après un essai essentiellement composé de roulage et d’une courte séance photo en raison de la foule impressionnante de badauds qui s’amoncèle dès que l’on s’arrête, il faut rendre la soucoupe volante. Dommage, je l’aurais bien gardée avec moi quelques temps …

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Bilan

 Sportive, confortable, une conso annoncée à 2,5L/100km et des rejets de C02 de 59g/km : le bilan est plus que positif. Quand on la côtoie de près, l’auto en impose. Par son physique, par sa présence, par son silence en mode électrique et par les sensations qu’elle délivre lorsqu’on sollicite son moteur thermique. L’aspect écologique n’as absolument aucune importance pour moi mais je peux aisément comprendre que cela puisse représenter un plus pour certains (riches) acheteurs potentiels, car s’offrir une i8 a un coût : 146 050€ au bas mot. Après la bonne surprise il y a quelques temps avec la i3, cette i8 m’a beaucoup plu. L’électrique au service de la sportivité, voilà quelque chose dont je ne me serais jamais douté il y a encore 5 ans. Un joli coup pour la Bayerische, un moment extra-ordinaire pour ma pomme, une expérience i(ntense).

 

Jean-Baptiste Dessort / Le Billet Auto.

Je tiens personnellement à remercier Benjamin, conseiller i et la concession BMW Bayern Automobiles de Mérignac (33) pour leur passion, leur gentillesse, leur disponibilité et leur grande compétence.

Fiche Technique :

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