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La Ford Focus fait couler beaucoup d’encre en ce moment avec l’arrivée imminente de la version RS forte de 350ch aux 4 roues. Est-ce une raison pour oublier sa petite sœur ST et ses 250ch aux roues avant ? On a vérifié ça sur tous types de routes entre Paris et Francfort.

Le tour du proprio

Récupération de l’auto. Disponible en 5 portes et en break (SW), nous avons choisis la première. On ne pouvait pas la louper avec sa livrée jaune/orangée tangerine scream. Au début ça choque mais on s’y fait vite. Après avoir fait 2/3 fois le tour de l’auto on la trouve même très jolie cette teinte. Elle sied à cette berline compacte comme un gant. Restylée fin 2014, la Focus gagne une face avant beaucoup plus agressive. Les traits sont plus tendus et la version ST gagne une calandre et un bouclier plus ajourés lui conférant une gueule d’enfer. Malgré son béquet pour le moins proéminent, je suis plus réservé sur l’arrière, un peu trop timide. Pourtant, le bouclier et bien dessiné et enveloppe une originale sortie d’échappement centrale. Les jantes de 19 pouces optionnelles en finition « Black » sont du plus bel effet. Niveau gommards, on a droit a des Michelin Pilot Sport en 235/35 … Ça ne fait pas beaucoup de flanc ça !

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A l’intérieur, on est tout de suite interpelé par les « semi » baquets Recaro bi-ton reprenant la teinte extérieure. On s’y pose et on se rend compte que les grands gabarits ne seront pas forcément à leur aise. En effet, je suis parfaitement assis et maintenu avec mon 1,78m et mes 62 kg tout mouillé, mais c’est la première fois que je n’ai pas envie de prendre du poids. Le tableau de bord est un peu moins « foullis » qu’avant mais l’ergonomie de certaines commandes reste perfectible. Le volant, parfaitement dimensionné, au léger méplat, tombe bien sous la main. J’aurais seulement aimé une épaisseur un peu plus importante au niveau des embranchements. Le détail qui tue, le combiné regroupant les 3 manomètres de pression d’huile, de température d’eau et surtout, de pression du turbo sur le haut du tableau de bord. La finition est convenable. Les ajustements sont bons mais le choix de certains plastics déçoit. Là ou elle fait fort cette Focus ST, c’est sur l’équipement. GPS avec système Sync, assistance au maintien dans la file, caméra de recul, détection de fatigue, toit ouvrant, pare-brise et volant chauffant, entrée et démarrage « Keyfree » sont des options mais presque données quand on regarde ce que fait la concurrence. C’est simple, en partant d’un prix de base tout juste en dessous des 30.000€, notre version « toutes options » s’affichait à 34.870€. Impressionnant.

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Sur la route

Un petit tour dans Paris et puis s’en va. On cherche par reflexe les modes de conduite mais il n’y en a pas. Une auto « analogique » ? Ça faisait longtemps, et ce n’est pas pour me déplaire. Embrayage consistant mais pas fatiguant, boîte bien guidée. Les chaussées dégradées et autres pavés mettront en avant la fermeté de la suspension et des sièges. Sec et même parfois cassant. Quant à la direction, elle fait preuve d’une belle précision. Il faudra cependant composer en ville avec un rayon de braquage quasi-inexistant. Les demi-tours 3 temps en demanderont plutôt 4 ou 5.

On sort de la ville et nous retrouvons sur l’autoroute. Là, la fermeté de l’auto se fait moins remarquer et les kilomètres s’enchainent paisiblement a allure légale grâce au régulateur, au Lane Assist et à la bonne insonorisation de l’auto. La monotonie de nos autoroutes jalonnées de radars et l’envie de faire un peu de sport nous poussent à quitter celles-ci afin de rejoindre le réseau secondaire ardennais et ses longues départementales « viroleuses ». Là la Focus fais montre de sa prédisposition à vous enchanter – presque – tous les sens. Presque car si la suspension, la direction et la disponibilité du bloc répondent présents, ce dernier ne sonne presque pas de l’extérieur et s’en remet aux bons soins de son système audio pour relayer une sonorité rauque aux accents de R5 GT Turbo mêlés de mazout. C’est vraiment dommage pour les mélomanes car trop synthétique. En revanche, pour le reste, c’est que du fun. La suspension, bien que ferme, ne talonne pas et encaisse aspérités et forts appuis avec brio, le train avant est incisif et précis et l’arrière communicatif. La direction, assez ferme, remonte les infos avec justesse. Le feeling sportif est bien présent. Bien maintenu et « informé » par les sièges, je suis en confiance. Les seuls reproches vont au train avant qui peut se montrer piégeur à la limite, atteinte cependant très tard, et au pédalier pas du tout adapté au talon/pointe. Dommage car le freinage est très bon et le bloc prend bien les tours sur l’exercice.

Le moulin fait le job de façon plus qu’honorable, reprend sans problème dès les plus bas régimes et se montre plein jusqu’à plus de 5500 tr/min (régime d’obtention de la puissance maxi). Belle disponibilité ! Le lag est présent et le caractère qui émane de ce 4 pattes 2 litres me fait penser à un bouilleur à l’ancienne. Belle surprise, je suis charmé. Une bonne auto donc pour faire du sport.

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Bon ce n’est pas tout mais nous arrivons en Allemagne et décidons de rejoindre l’autoroute, ou plutôt l’Autobahn, long ruban de tarmac en parfait état, paradis du pétrolhead désireux de se faire plaisir à haute vitesse en toute légalité. Que voulez vous, il fallait le faire ! La conscience professionnelle … Les premiers kilomètres de portion sont limités à 120 km/h, le temps pour moi de prendre la mesure de l’éducation routière quasi-irréprochable de nos voisins teutons. Pensez donc ! On rêverait de ça en France ! Ici, les usagers regardent dans leurs rétros, ne « squattent » pas inutilement les files centrales ou de gauche et ont même le culot de mettre leur clignotant quand ils changent de file !!! Vous imaginez !?

Enfin, le panneau magique apparaît. Vous savez, ce rond blanc traversé par 3 bandelettes noires…

autobahn

Gaaaaaaaz ! Mais pas trop car il y a un peu de trafic. La santé du 4 cylindres EcoBoost et l’étagement de la boîte permettent des relances expéditives. Au fur et à mesure que les kilomètres s’enchainent, l’autobahn se vide. Nous suivons une BMW Série 4 qui cuise tranquillement à 180/190 et peu à peu, l’horizon se dégage. Une fois mon clignotant engagé, signe de ma volonté d’imposer une allure supérieure, le conducteur de la BMW accélère à un petit 200, met son clignotant et une fois le dernier poids-lourd dépassé, se rabat poliment afin de me laisser passer. La 5ème est « tombée » et la pédale de droite écrasée. Les 250ch et 360Nm sont pleinement sollicités et les 200 deviennent vite 220, puis 230. L’auto est très stable à haute vitesse la prise au vent latéral est réduite. La courbe qui se profile m’oblige à relâcher et sera avalée entre 215 et 220. « Tiens, je me demande si ça ne passait pas à fond ». Cette compacte est d’une stabilité étonnante à cette allure et met tout de suite en confiance. Un gros bout de droit s’en suit, légèrement en monté mais le compteur grimpe tout de même : 220, 230, 235 et là, le plat s’occupe des derniers km/h. 245, 250, 255, non, ça n’ira pas plus vite. La pointe sera maintenue une petite minute et le reste du trajet sera effectué, en raison du trafic et des limitations (scrupuleusement respectés par tout le monde), entre 120 et 220 km/h.

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255 km/h … Le relevé GPS est de 248, pile poile l’annonce constructeur 😉

 

Quoi qu’il en soit, on a gagné un temps précieux et nous arrivons sur Francfort. La pluie battante incite à la prudence et personne n’échappera aux amorces d’aquaplaning, pas même la Ford. Partis avec 3h de retard, nous arriverons avec seulement 45 minutes. Le trajet fut plus qu’agréable et la Focus ST s’est montrée très bien élevée. Un autre bon point, la conso ! Avec tout le «tartinage » en montagne et sur l’autobahn, notre poussin énervé ne s’est contenté que de 9,4 l/100 km. Pas mal non ? A mon avis, le chiffre de 6,8 litres aux 100 annoncé en mixte par Ford est carrément réalisable au quotidien.

Bilan

Avec sa nouvelle face avant, son accastillage sportif réussi, son moteur efficace et sa tenue de route à la hauteur de ses prétentions, cette Focus ST nous a séduit. Elle n’est pas parfaite mais, avec un prix d’appel tout juste en dessous des 30.000€, un très bon équipement et des options pas chères, on peut pardonner le chouïa de mise au point qu’il lui manque. Et que dire de son petit caractère « à l’ancienne » ? J’adhère. Un rapport prix/prestations plus qu’intéressant, surtout si vous la prenez en jaune tangerine scream diablement efficace pour se faire remarquer dans la grisaille 😉

La Passion :

  • Lifting réussi
  • Caractère
  • Rapport prix/équipement

La Raison :

  • Pédalier loupé
  • Rayon de braquage
  • Certains détails d’ergonomie et de finition

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »FICHE TEHNIQUE FORD FOCUS ST » color= »black »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Dimensions (Longueur/Largeur/hauteur) : 4,36 m / 1,82 m / 1,47 m

Moteur : 4 cylindres en ligne 2 litres turbo essence

Puissance maxi : 250ch à 5500 tr/min

Couple Maxi : 360Nm à 2000 tr/min

Transmission : Traction / Boîte mécanique 6 rapports

Poids à vide (Constructeur) : 1437 kg

Rapport poids/puissance : 5,75 kg/ch

Vitesse maxi : 248 km/h (vérifiés sur un 255 compteur)

0 à 100 km/h : 6,5s

Conso mixte annoncée : 6,8L/100 km (9,4L sur 3 jours avec le pied – très – lourd)

CO2 (g/Km) : 159

Roues : 235/35/19 (Option)

Tarif : A partir de 29.000€. Modèle essayé 34.850€[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][/vc_column][vc_text_separator title= »LA CONFIG’ DU BILLET AUTO » color= »black »][vc_column_text]Une fois n’est pas coutume, la Focus ST du Billet serait exactement dans la même config que celle de cet essai. A savoir une version 5 portes Tangerine Scream avec les jantes optionnelles de 19″ (600€) et d’autres options qui vont bien comme le toit ouvrant, les feux xénon et le système GPS Sync II entre autres.

Configurez la côte ici[/vc_column_text][/vc_row][vc_column][vc_column_text]
[/vc_column_text][/vc_column][vc_text_separator title= »TOUTES LES PHOTOS » color= »black »][vc_row][vc_media_grid grid_id= »vc_gid:1462655571790-32087a8d-327d-3″ include= »

8799,8798,8797,8791,8792,8793,8794,8795,8796,8800,8801,8809,8810,8815,8820,8819,8818,8824,8823,8822,8821,8789,8790,8802,8808,8811,8812,8813,8814,8817,8816,8825,8826″][vc_column][vc_row][/vc_row][vc_column][/vc_column][vc_text_separator title= »VIDEO » color= »black »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]
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