Suite à l’essai du Tucson il y a quelques mois, j’étais curieux d’en savoir plus sur le Santa Fe qui coiffe la gamme des SUV chez Hyundai. Partons ensemble à la découverte de ce modèle au capital sympathie affirmé.

Ce gros « bébé » car il en impose avec ses mensurations de 4,69×1,88×1,69 mètres (lxLxh) et son poids de 1940 kg, malgré une longueur accrue (+22 cm) face au Tucson son empattement ne gagne que 3 cm atteignant les 2,70 m. De son côté le coffre est assez grand avec une capacité allant de 516 à 1615 l. N’oublions pas que c’est un véhicule 7 places qui permettra de voyager nombreux et heureux. Alors certes la troisième rangée c’est pas la classe affaire mais pour les enfants ça passe à l’aise. La seule motorisation disponible est un 4 cylindres diesel de 2,2 l développant 200 ch et 440 Nm, lui faisant abattre le 0 à 100 en 9,6 s. Il n’est pas sportif mais ses accélérations sont suffisantes et d’autant plus avec le mode « sport » qui lui donne d’avantage de fougue.

J’avais la finition « Executive » qui est très richement équipée, tellement d’ailleurs que la seule option sur le modèle est la peinture métalisée « Titanum Silver » (600€). Alors, oui le prix est en conséquence avec les 52 800€ demandés, sans oublier le malus qui fait mal en 2018 (7340€), qui le place face aux catégories premium mais le coréen n’a pas peur. La pléthore d’équipements comme le cuir ventilé et chauffant, les équipements de sécurité communs à tous les véhicules et puis la finition sans être du très haut de gamme est vraiment de bonne facture et le principal dans tout cela c’est que l’on s’y sent bien à son bord et que faire de long parcours ne sera pas une corvée.

Niveau conduite, ce n’est pas un SUV sportif même si le mode sport distille un agrément appréciable, le tarage des suspensions typés confort associé aux sièges accueillants assurant un excellent maintien vous assureront un bien-être non négligeable. Le moteur diesel est donné pour 6,6l/100 kms en mixte mais malgré la plus grande rigueur j’ai oscillé entre 9 et 10 l/100, il est un poil gourmand et même en faisant très attention je ne suis pas certains qu’on puisse descendre sous les 7 l/100 kms.

On sent le poids des années avec l’ergonomie discutable sur le système multimédia (pas d’Apple Carplay ni Android Auto) ou certaines touches cachées derrière le volant obligeant de quitter la route des yeux si on veut les manipulés, autre point décevant sur l’habitabilité aux places arrières (2e rangée) qui est tout juste suffisante surtout avec mes réglages de sièges. Sinon il y a quand même des choses agréables dans ce Santa Fe, comme les aérateurs à la troisième rangée qui rafraîchiront les passagers ou les courses dans le coffre (utile quand il fait chaud) et toujours à la troisième rangée pour plus de praticité il y a des clip pour ranger les ceintures quand elles ne servent pas.

Ce Hyundai Santa Fe mérite que l’on s’y attarde car il a bien des qualités, notamment la garantie 5 ans cher à la marque, qui pourrait en contenter plus d’un en ces temps de « chasse à la sorcière automobile ». Il se fera bien rare sur nos routes et d’autant plus qu’il se murmure que la prochaine génération prévue cette année ne sera pas introduite sur le marché français avant 2020, le temps que les nouveaux moteurs plus efficients fassent leurs arrivée sous les capots.

LA CONFIG DU BILLET

Un Santa Fe finition Executive (52800€), avec le 2.2L CRDI 200 CH et transmission 4×4, la peinture métalisée « White Crystal », avec le cuir beige inclus dans la finition. Configurez le votre ici

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