Petit essai surprise, le temps d’une prise en main de 48h, de la Mini Countryman SD, version « tout trottoirs » de la fameuse citadine branchouille.

 

Je devais déposer ma chère BMW à la concession pour un changement de pneus et quelques petits travaux.

Me voici donc au volant d’une Countryman SD pour 2 jours. Qu’à cela ne tienne ! C’est parti pour un essai sur le pouce !

 

La découverte

 

Me voilà autour de l’auto, plein d’aprioris (vous savez lesquels) en me demandant de quoi j’aurai l’air là-dedans. Les lignes sont calquées sur la version classique de la Mini mais en plus haut, plus long, plus large. En gros, on a juste l’impression que c’est une Cooper S entrain de tousser …

Je ne la trouve pas forcement jolie, cependant, il faut noter que les proportions sont plutôt justes.

 

 

L’extérieur

 

Avec ses 4,11m de long et ses 1,78m de large, la Countryman n’est plus si mini que ça. On se rapproche des dimensions d’une BMW Série 1. La hauteur de 1,56m, elle, est plus proche d’une Fiat 500L.

Les traits de la Mini sont conservés mais grandement exagérés. Les lignes sont quelque peu boursoufflées. Les passages de roues en plastique noir et les grosses roues (205/17) de la même couleur renforcent de côté « trapue ».

Mignonette, mais pas exceptionnelle …

 

 

L’intérieur

 

L’habitacle quant à lui est surprenant. La première chose qui marque, c’est la place. Le concept de la Mini originale de rejeter les roues aux quatre coins de l’auto n’est pas étranger à cela car il permet d’offrir un espace intérieur  impressionnant aux vues de la taille du bébé.

La finition est tout à fait correcte et seuls quelques plastiques, comme ceux des compteurs et des montants de pare-brise, sont en deçà de ce que l’on peut trouver sur le segment.

L’ergonomie ne déroutera pas les habitué(e)s de la marque, en revanche, les autres mettront un petit moment pour se faire au placement de certaines commandes telles que les lève-vitres devant le levier de vitesses. Les sièges sport en tissus de notre version du jour sont de très bonne facture. Ils sont un peu fermes (même pour une « allemande ») mais offrent un bon maintien.

Les choses qui fâchent maintenant. Les rétroviseurs extérieurs placés trop bas sont, dans leur partie basse, masqués par la ceinture de caisse. A l’usage, ça se traduit par un manque de visibilité notamment lors des manœuvres.

Le plus gros bémol, c’est ce compteur gigantesque au centre la planche de bord. En conditions de circulation en ville, il est simplement inutilisable car il vous oblige à quitter la route du regard bien trop longtemps. Heureusement, la vitesse est relayée numériquement sur le compte-tours sous les yeux du conducteur.

 

 

La Conduite

 

En ville, la Countryman  est plutôt à l’aise. La direction est bien démultipliée et pas trop dure. Cela permet à « l’anglaise » de se faufiler avec aisance dans les ruelles. Il faut cependant prendre en compte le gabarit de l’engin, qui peut par moments poser problème, notamment lors de manœuvres.

Les suspensions filtrent plutôt bien les irrégularités inhérentes  aux chaussées citadines, bandes rugueuses et dos d’ânes compris. Le centre de gravité plus haut, les flancs de pneus idoines et les ressorts tarés plus souple jouent grandement en faveur du confort.

Le moteur, un 4 cylindres 2 litres turbo-diesel directement issu des BMW « 18d » développe 143 ch et 305 Nm de couple. Le start & stop est exempt de toute vibration et permet d’afficher des consommations « convenables » sachant que les 4,6 l/100 km annoncés en cycle mixte se transforment plutôt et 7 litres dans la réalité. (Lors de ces 48h d’essai en cycle mixte avec une conduite dynamique, sans être agressive).

 

 

On s’éloigne de la ville et on s’aperçoit que l’insonorisation est très bonne et que les bruits de roulement ne pénètrent pas  dans l’habitacle. La position légèrement rehaussée qui faisait des merveilles en ville semble maintenant superflue et gomme complètement l’impression de vitesse. Sur l’autoroute, les 140 km/h sont facilement atteints et on ne s’en rend pas compte du tout. Le rappel de vitesse sur le compte-tours sous les yeux du conducteur est encore une fois bien utile.

 

 

Sur les routes secondaires, que ce soit en courbe ou en virage plus serré, la souplesse des suspensions et le centre de gravité induisent un roulis bien plus présent que sur une Mini classique mais tout à fait maitrisé. La direction est suffisamment informative pour qu’une conduite saine et naturelle s’installe.  Les sièges au très bon maintien deviennent de plus en plus utiles tant le rythme est élevé pour une auto de cette catégorie. En effet, le moulin est fantastique ! Comme sur mon ancienne 318d, il ne rechigne pas à prendre des tours et délivre ses 305 Nm de couple de façon constante et linéaire. La boite, elle, est moins dure que chez BMW mais verrouille fermement et sûrement malgré un jeu assez important.

L’autoradio délivre le son de manière feutrée à travers ses 8 haut-parleurs et le toit ouvrant panoramique rend l’atmosphère très agréable.

 

Dans les chemins, qu’on se le dise, la Mini Countryman n’est pas un engin tout terrain. D’autant plus que notre version d’essai ne disposait pas de la transmission All4. La simple traction rehaussée peut crapahuter dans les allées, certains chemins plus ou moins escarpés mais son terrain favori reste sans nul doute les trottoirs de nos chères (ou pas) cités.

 

Alors ?

 

Pour conclure, je dois dire que malgré les préjugés, j’ai apprécié ces 2 jours au volant de cette Countryman. Cette auto est très agréable au quotidien, bien équipée, bien construite et son moteur est simplement le meilleur 4 cylindre diesel du monde.

Maintenant, le modèle essayé embarquait à peu près 4000€ d’options, à rajouter aux 30500€ du Countryman SD « de base ». Presque 35000€ pour une citadine ça fait quand même mal…

A ce tarif-là vous pouvez trouver également celui qui est son concurrent principal : l’Audi Q3.

Pour ceux qui sont moins branchouilles, il y a aussi les valeurs sur telles que la BMW Série 1, plus classique mais bien plus qualitative et efficace et le Volkswagen Tiguan (bientôt à l’essai dans Le Billet Auto), plus grand, plus encombrant mais bien plus pratique et doté de meilleures capacités en tout chemin.

 

 

 

Mini Countryman Cooper Sd 2012 – 4 cylindres diesel 2.0l – 143 ch – 305 Nm – 198 km/h

Pouce levé : L’ensemble moteur/boite – L’habitabilité – Les sièges sport – Le toit ouvrant (option indispensable !) – Le confort.

 

Pouce baissé : Le tarif – Quelques détails de finition – l’ergonomie de certaines commandes – Elle ne fait pas crier les ecolos …

 

Jean-Baptiste Dessort.

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