La 308 (2e génération), c’est le best-seller en France avec ses 760 000 unités vendues en 4 ans d’existence. Le restylage se faisait donc attendre et intervient la même année que ses concurrentes directes.

La 308 c’est pour rappel une berline aux dimensions (lxLxh) 4.25×2.04×1.45 et 4.58×2.04×1.47 pour la SW, un coffre de 470 à 1309L (berline) et 660 à 1775L (SW).

Le restylage se focalise sur le pare-choc avant avec un design plus dynamique lui donnant du caractère avec l’intégration des anti-brouillards dans les écopes latérales, une calandre verticalisée incorporant le logo en son centre avec l’inscription « Peugeot » sur le bandeau supérieur. La signature LED est de série sur toutes les finitions, de plus les LED arrières sont désormais allumées en permanence (La berline à de plus les feux arrières obscurcis).

Mais aussi sur la technologie embarquée, avec différentes ADAS tel que le Distance Alert (préviens lors d’un risque de collision), l’Actice Safety Brake (freinage d’urgence automatique), le régulateur de vitesse adaptatif avec gestion complète en BVA (roule, s’arrête et redémarre seul) et gestion jusqu’à 30 km/h en BVM. En plus des classiques alerte de franchissement de ligne, détecteur d’angle mort et du Visio Park (caméra de recul à 180° qui permet une vue panoramique) qu’on peut retrouver sur le nouveau 3008. Le système d’info-divertissement n’est pas en reste avec une refonte totale avec plus de connectivités (Apple et Android) et la Navigation 3D.

La mécanique n’est pas en reste avec le nouveau moteur 1.5L BlueHDI de 130 ch accouplé à une BVM 6 rapports, moteur plutôt vaillant avec ses 300 Nm pour mener les 1180 kg (berline) aisément, tout cela pour être en adéquation avec la nouvelle norme pollution Euro 6.c (à partir de septembre 2017). Dans l’ensemble le véhicule est agréable et pas trop bruyant même à haute vitesse.

J’ai pu prendre toute la mesure du 2.0L BlueHDI de 180 ch accouplé à la nouvelle boîte EAT8 (prêt pour Euro 6.c), un tout autre registre avec ses 400 Nm qui dynamisent le véhicule avec cette nouvelle boîte 8 rapports très réactive. Son châssis aux petits oignons, montre très clairement la couleur et on sent que l’envie de titiller de la Golf GTD qui ne démérite pas non plus.

Pour finir en beauté, la 308 dans sa robe « rouge Ultimate » et motorisée par le 1.6L THP de 205 ch avec sa BVM 6 rapports bondit comme une lionne sur sa proie avec ses 285 Nm et son 0 à 100 en 7.5s. J’ai pris autant de plaisir qu’avec la Golf GTI qui a 25 ch de plus, un régal de la placer où on le souhaite surtout sur les routes sinueuses de Bavière et on mesure pleinement le boulot des ingénieurs sur le châssis, un vrai jouet pour adulte que l’on peut partager à 4.

Pour conclure, je découvrais la 308 avec cet essai et il y a pas à dire c’est une « chouette » voiture qui n’a cessé de me surprendre au fil des motorisations essayées. En premier le nouveau 1.5L BlueHDI de 130 ch qui conviendra pour un usage au quotidien sans superflu, ensuite vint le 2.0L Blue HDI de 180ch grisant à souhait, pour finir le 1.6L THP de 205 ch et là j’étais bluffé et conquis. La 308 avec son châssis démoniaque, ses sièges enveloppants (version GT et GT line) et son mode sport qui rajoute du piment à la sauce (petit bémol sur le son généré dans les haut-parleurs) en font d’elle une arme redoutable sur nos routes. Dans les choses que j’ai le moins aimé, le bas de la console centrale peu esthétique à mon goût (bombée et vide) qui dénote un peu avec le reste. Et la position de conduite qui diffère avec un volant plus bas (presque sur les genoux) qui peut dérouter un peu au début mais on finit par s’y faire à la longue. La 308 n’est pas la plus vendue en France pour rien, ses qualités intrinsèques procurent énormément de plaisir à son volant et on aura pas peur d’enquiller les kilomètres à son bord.

LA CONFIG DU BILLET

Une 308 finition GT avec le 1.6L THP 205 ch à 32.150€, rouge Ultimate (820€), cuir Nappa (1600€) et le pack Side Security (550€). Configurez la votre ici

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