ESSAI Peugeot 308 EAT8 PureTech HDI 225

La 308 ? Nous la connaissons bien au Billet Auto… Après la GTI, la GT équipée des PureTech et Blue HDI lors du restylage, Peugeot nous offre encore une nouveauté sur sa compacte connue et reconnue.

Direction la vallée de Chevreuse sous une robe blanche féerique pour essayer ces Lionnes.

Lors de cet essai, les nouveautés sont basées sur la présentation de la nouvelle boite automatique à 8 Rapports couplés à trois moteurs revus en profondeur. Nommée EAT8, elle est produite par l’équipementier Japonais AISIN dans le but de remplacer L’EAT6. Plus efficiente (7% de mieux), plus compacte, plus légère et surtout, plus intelligente !

Nous connaissons déjà cette boite de vitesse auparavant monté sur la 308 GT 2.0 BlueHDI. Désormais elle se démocratise sur toutes les motorisations proposées lors de cet essai.

Cette boite est couplée aux 1.2 PureTech de 130 chevaux, 1.6 PureTech 225 chevaux et 1.5 BlueHDI de 130 chevaux afin de proposer un agrément toujours meilleur et le passage aux normes Euro 6c avec de nouveaux organes de dépollution.

Il est temps pour nous de prendre la route avec une 308 SW GT forte de ses 225 chevaux !

Direction l’Abbaye du Vaux de Cernay pour une matinée de roulage à travers les champs et les forets tout de blanc vêtue.

Après être sorti du centre de Massy, nous prenons l’autoroute A10 pour rejoindre les Yvelines.

Cela me rappelle à quel point cette 308 est une bonne routière ! L’insonorisation est bonne, le régulateur adaptatif est efficace, les relances du 1.6 sont très convaincantes tout en restant silencieux. Merci aux 8 rapports de  la boite qui permettent un bon étagement et une longueur parfaite pour les trajets autoroutiers.

Le moteur a gagné 20 chevaux par rapport à l’ancienne génération. La différence n’est pas fulgurante mais on sent le travail des ingénieurs en termes d’agrément. Il est élastique, dispose d’une bonne allonge, le temps de réponse du turbo est très faible et la sonorité est assez plaisante… sans le mode sport qui crache un faux rugissement dans les hauts parleurs ! Franchement désagréable.

Après être sorti de l’autoroute, une difficulté de taille se dresse devant nous : Nous sommes en pneus été et les routes ne sont pas toutes déblayées…

Nous avons donc pris le risque de s’y aventurer et… quelle surprise ! La voiture motrice très bien, ne se déséquilibre pas, freine correctement. Certes il ne faut pas s’attendre à des miracles mais la Lionne met son conducteur en totale confiance : la boite de vitesse est très onctueuse, elle ne laisse passer aucun à-coup afin de préserver cette motricité si fragile. L’ESP est préventif sans casser le rythme.

Notre petit convoi Sochalien continue sa route seul au monde à travers les champs et les forêts enneigés. Nous profitons d’une départementale particulièrement belle pour arrêter les voitures et faire une petite séance photo. Une occasion parfaite pour regarder plus en détail la voiture.

Premier point très appréciable : la sellerie cuir/Alcantara mêlée aux surpiqures rouge. Elle gentrifie énormément l’intérieur de l’auto et donne un aspect visuel sportif et cossu.

Cette surpiqure se retrouve aussi sur le petit volant propre aux 208/308. Le badge GT est inscrit au niveau du léger méplat au bas du volant. L’attention portée sur la finition haut de gamme métamorphose réellement l’aspect du véhicule.

Gros changement de design pour le sélecteur de vitesse, il devient futuriste en restant ergonomique et rapide d’utilisation. A l’image de la boite tout simplement !

Coté style extérieur, pas de changement depuis le restylage, la voiture vieillit bien, elle reste d’actualité, les boucliers et la calandres sont inspirés des nouveaux SUV 3008 et 5008, les clignotants sont défilants. Petit bémol, la ceinture LED (feux diurne) est encore en pointillé et non uni. Cela prouve que la voiture a déjà bien vécu ! Les griffes en guise de feux arrière sont du plus bel effet sur la berline ! Dommage pour la SW qui se retrouve équipés de feux plus traditionnels et moins à l’image de la marque. Le point irritant reste les canules d’échappement toujours factices, Mais bon… Mercedes le fait aussi.

Nous reprenons la route pour une session de travelling endiablé avec l’ami Kwamé de Planète GT !

L’air est frais, le ciel est bleu, la route est blanche, et notre Peugeot complète notre drapeau Français avec un rouge Ultimate sensuel et racé !

Après un déjeuner à l’abbaye du Vaux de Cernay, nous changeons de carrosse pour emprunter une version plus sage, mais pas moins fun. La 308 1.2 PureTech développant 130 chevaux et 230 Nm de couple.

Pas de changement intérieur ni extérieur car il s’agit aussi de la version GT line. En effet, elle s’est démocratisée sur les moteurs du milieu de gamme.

Juste après avoir démarré, on remarque des vibrations un peu plus présente dans l’habitacle… c’est un trois cylindre ! Ils ne sont pas réputés pour leur équilibre. Il reste tout de même très discret et la sonorité est assez plaisante.

Le turbo est parfaitement dimensionné, il apporte du couple à très bas régime avec un temps de réponse limité. Il ne rechigne pas pour autant à souffler jusqu’à la zone rouge (environ 6500 tr/min).

L’agrément est digne d’un diesel, avec l’allonge et la sonorité en plus !  Il est dorénavant équipé d’un filtre à particule car l’injection directe en émet, même en essence.

Grâce au couple disponible très bas et à la boite de vitesse permettant des régimes faible lors d’une conduite souple, la consommation devient très cohérente face à un diesel de la même puissance !

Après être passé par le beau village de Dampierre et la jolie route des 17 tournants, nous changeons encore de 308 pour retourner vers Massy. Il est temps de prendre en main la version la plus prisée, le 1.5 BlueHDI… je ne m’attarderai pas dessus malgré ses qualités car les moteurs essences sont si bons que le choix est déjà fait pour ma part ! Certes il est très sobre et assez silencieux par rapport au 1.6 HDI qui claquait pas mal… il conviendra aux flottes entreprises ou aux gros rouleurs, mais pour un particulier lambda, la question ne se pose pas. Une motorisation essence et basta ! Il y a encore peu de temps, Peugeot était à la ramasse sur ses moteurs essences : gourmands, creux et pas très fiables. Cette époque est révolue avec les PureTech.

Avant cet essai, je pensais que la 308 était devenu une compacte française banale parmi tant d’autre. Cette journée m’a permis de me rappeler à quel point cette voiture est aboutie. Elle est toujours dans la course à la modernité ! Le savoir-faire national est bien présent, elle n’a pas à rougir face aux coréennes ou aux allemandes. Ce qu’elle perd en qualité de finition est largement rattrapé par l’audace de style et son comportement dynamique.

La boite apporte une réelle avancée pour la voiture : Une consommation réduite, une belle onctuosité et un plaisir de prise en main. Fini l’époque des convertisseurs de couple qui bouffaient toute la puissance, l’EAT8 peut rivaliser sans souci face à une boite double embrayage.

Je la combinerais sans hésiter avec le 1.6 PureTech et ses performances de sportive en choix passionnel mais si la raison l’emporte, le 1.2 PureTech est amplement suffisant. Fun à conduire, sobre en consommation, polyvalent et avec un prix attractif, on ne peut demander mieux dans le segment.

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