[vc_row][vc_column][vc_column_text]ESSAI Peugeot 308GTi by PeugeotSport : Affutée

La bataille fait rage chez les « Hot Hatch » et grâce à Peugeot Sport, la 308 enfile le survêtement GTi et embarque le 1.6l THP de sa cousine RCZ. Son châssis retravaillé et ses 270ch sonnent comme autant de belles promesses pour affronter les autres belliqueuses. Tenues ?

Le tour du proprio

La pièce maîtresse de cette 308 GTi, c’est sont petit 1.6l THP de 270ch. Issu de son cousin RCZ-R, il est légèrement retravaillé et hérite de pistons Mahle et d’un turbo BorgWarner soufflant à 2,5 bar. Toujours la même puissance mais le couple baisse légèrement (330Nm contre 340 pour le RCZ R). Le train avant est également revu et hérite d’un différentiel mécanique Torsen taré à 35%. Esthétiquement, la 308 GTI se pare d’une panoplie plutôt réussie. Bouclier avant ajouré mais pas trop ostentatoire, jupes latérales taillées à la serpe et bouclier arrière intégrant un diffuseur, entouré de proéminentes sorties d’échappement rondes. La suspension abaissée de 11mm et les énormes – et très jolies – jantes de 19” s’occupent de planter cette 308 GTi par terre. Entourées d’enveloppes Michelin Pilot Super Sport en 235/35, ce joli petit monde « dissimule » des disques de 380mm à l’avant (rainurés) pincés par 4 pistons et de 268mm à l’arrière avec un mono-piston flottant. Alors autant à l’avant ça fait Porsche GT3, à l’arrière ça fait 205 junior. Cette GTi est tout de même une belle réussite à mon sens. La 308 étant déjà sympa esthétiquement, la tenue de sport la rend assez désirable je dois avouer. Pour la coupe franche c’est à vous de voir en revanche. Ça a de la gueule, un peu trop même. A 980€ (bizarrement ça rajoute 1800€ sur le configurateur), je préfère m’offrir le toit ouvrant (610€ / Indisponible avec la coupe franche) et la caméra de recul (260€), voire la HiFi DENON (510€).

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A l’intérieur, le regard est tout de suite attiré par les deux semi-baquets tendus de similicuir, de tissus et d’alcantara. Ensuite, c’est le i-Cockpit qui intrigue. Si le combiné d’instrumentation haut placé et ce petit volant ovale ont leurs adeptes, je n’en suis pas. En effet, je trouve le cerceau trop petit et le combiné trop haut. Et puis esthétiquement ce n’est pas réussi à mon avis. C’est dommage car le reste de l’habitacle est plutôt pas mal. La planche de bord moussée est de très bonne qualité et la présentation soignée avec les surpiqures rouges qui vont – vite – bien. Seuls quelques ajustements (au niveau des aérateurs) vibrent trop et peuvent être désagréables sur les longs trajets. La console centrale se voit vidée de ses boutons et tout migre dans l’écran au centre. Pas très rapide et pas toujours pratique car ça oblige à quitter trop souvent la route des yeux. Très bien installé dans les semi-baquets, la position de conduite est très bonne, dommage cependant que la jante du volant me cache les compteurs et l’écran central.

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Sur la route

Oui parce qu’on n’est pas venus pour décintrer les bananes. Contact, rien. Vraiment rien. Tout THP 270 qu’il soit, ce micro-bloc 1.6l ne sonne pas du tout. Tout juste entend-t-on le claquement induit par l’injection directe. Je le confesse, la déception est grande à ce moment là. C’est parti pour la ville. Avec 4,25m de long, la 308 se faufile bien et le manque d’inertie du bloc 1.6l couplé au poids « plume » de l’auto (1205 kg) la rendent vive. Elle est bien aidée en tout ça par sa boîte méca 6 rapports bien étagée. J’aurais cependant aimé un levier aux débattements plus courts et aux verrouillages plus précis. Pas de problème pour les manoeuvres grâce à la direction « directe » et bien assistée même s’il est dommage sur une auto de ce prix d’avoir recours aux options pour avoir une caméra de recul.

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La voie rapide s’avale sans problème et la 308 GTI se montre stable et confortable. Les sièges massants, se révèlent bien sympas lors des longs road-trips. Seuls quelques bruits de roulement et un régime de 6ème un peu élevé viendront entacher un peu le joli tableau au dessus de 120 km/h. Dommage pour les longues portions d’autoroute que le maintien dans la file et le régulateur adaptatif ne soient pas de la partie. Pour passer le temps, vous pourrez si vous le souhaitez, faire joujou avec pas mal de sportives car les relances en 6ème sont surprenantes.

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L’autoroute, c’est marrant 5 min mais ce qui nous intéresse le plus avec cette 308 GTi, c’est son comportement sur le réseau secondaire, le roulant et le tournant. C’est d’ailleurs pour ce type de routes qu’elle est réglée. En pleine charge, le différentiel fait un super job et les remontées de couple sont contenues tandis que les clermontois martèlent le bitume. Ça dirige un peu mais rien de dangereux. Sur le gras/mouillé c’est un peu plus « freestyle » mais ça, c’est le fardeau de toute traction un tant soit peu puissante. Le 0 à 100 est attrapé en 6s pile et le 1000m départ arrêté est tombé en un peu plus de 25s (25,3s). Quand ça déroule, la 308 GTi est impériale. Un train avant précis et incisif, un postérieur « ni clou ni vis » et une direction informative même si elle manque un peu de toucher sur les premiers degrés de braquage, dû à la sur-assistance. Ça passe vite et fort et on se dit que ce châssis et difficile, voir impossible à prendre en défaut sur route ouverte. C’est très efficace mais pas assez fun. En effet, même si vous essayez de faire pivoter l’arrière en relâchant ou en mettant un petit frein, il pivotera sagement et sainement, sans plus. La boîte fait le job et les freins offrent un mordant sécurisant et une efficacité certaine. Seule l’endurance m’aura posé problème (peut-être dû à des plaquettes fatiguées). La tenue au chaud ne m’a pas convaincu et le temps de refroidissement des disque pleins à l’arrière est long, très long, surtout si vous avez un peu attaqué ESP On.

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Quand ça se resserre, on est toujours autant bluffé par ce train avant imperturbable. On se surprend à faire plusieurs passages et à avoir peur de « s’y mettre » alors que les pneus n’ont même pas amorcé le moindre crissement. Ça grip sévère et le poids contenu permet de jeter la 308 d’épingle en épingle sans la moindre arrière pensée. Heureusement que le maintien des semi-baquets est bon ! J’aurais cependant aimé avoir à ma disposition un frein à main mécanique car sur ce type d’auto, il peut être fun de déclencher l’arrière pour enrouler une épingle. Le bruit aussi est décevant. Pas de gros son, pas de crépitement et à peine une mini contre-pression (assez sourde) au lever de pied après une pleine charge. C’est trop timide à mon sens pour une Hot Hatch de ce pédigrée. Mais si votre objectif est de rouler fort, vous n’y ferez pas attention tellement la concentration requise vous occupera l’esprit. Ça passe vite partout. Moins radicale qu’une Mégane RS, cette 308 GTi vise la polyvalence et le pari est réussi.

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Bilan

 Pari réussi. Belle, efficace, plutôt bien construite, en gros tout à fait désirable cette 308 GTI. Le bilan ne passe pas loin de la perfection mais ne fait que la frôler en raison de quelques détails fâcheux comme le gros manque de sonorité et le frein à main électrique. La lionne offre tout de même une belle polyvalence qui la rend attractive en daily driver avec un joli 8,2l aux 100 sur une semaine avec le pied lourd et sait se montrer assez affutée pour aller batailler sec avec sa plus grande concurrente à mon sens. Mais si, vous savez ? L’espagnole … Le plus gros hic, c’est son prix : à partir de 37.400€. C’est cher, très cher …

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La 308 GTi by Peugeot Sport du Billet Auto serait Gris Hurricane. En option, on partirait sur le toi panoramique (610)€, la caméra de recul (260€) et le pack HiFi DENON (510€) ce qui nous amène à une douloureuse de 38.780€.

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Dimensions (Longueur/Largeur/hauteur) : 4,25 m / 1,80 m / 1,45 m

Moteurs : 4 cylindres en ligne turbo essence, transversal 1598 cm3

Puissance maxi : 270ch à 6 000 tr/min

Couple Maxi : 330 Nm à 1 900 tr/min

Transmission : Traction, boîte mécanique 6 rapports.

Poids à vide (Constructeur) : 1 205kg

Rapport poids/puissance : 4,46 kg/ch

Vitesse maxi : 250 km/h

0 à 100 km/h : 6 s

Conso mixte : Annoncé 6 litres/100 km (8,2L sur 6 jours)

CO2 (g/Km) : 139

Roues : 235/35/19

Freins AV : Disques rainurés/ventilés (380mm) – Etrier 4 pistons

Freins AR :  Disques pleins (268mm) – Etrier flottant mono-piston

Coffre : de 470 à 1309L

Tarif : A partir de 37.400 € (Modèle essayé : 40.720€)

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