Chers amis, pour ce deuxième épisode de On the Road, je vous emmène tout d’abord en Bretagne, à Lohéac un des bastions de l’automobile en France. Nous y visiterons le Manoir de l’automobile et nous flânerons dans ce petit village breton  au charme typique.

Ensuite, nous redescendrons vers Pornic via Saint Nazaire, pour enfin remettre le cap sur Bordeaux.

Sur le retour, nous aurons le loisir de nous arrêter par La Bernerie-en-Retz pour nous restaurer, par le passage du Gois et par Les Sables d’Olonne pour le café.

Ce sera également l’occasion pour moi de vous présenter la nouvelle voiture officielle du Billet Auto.

 

Fidèle à BMW, j’ai reconduit mon « abonnement » et choisi une Série 3 Touring (E91), en l’occurrence une 325d. Ce modèle représente aujourd’hui un morceau de choix pour celui qui veut rouler plaisir et économique (et j’insiste sur l’ordre d’énumération) mais ça, vous vous en ferez votre propre idée en lisant les lignes qui suivent.

La 325d est équipée du majestueux 6 cylindres en ligne 3 litres turbo diesel de la 330d, dégonflé à 197ch (en réalité un peu plus de 200 sur le banc) pour le bloc fonte comme c’est le cas ici. Le fait de l’appeler 325 permets à BMW d’afficher une puissance fiscale de 12CV, un peu plus intéressante que les 15 de la 330, moins de rejets de CO2 pour ne pas faire crier les écolos (et dieu sait qu’ils crient facilement …) et une consommation moyenne de 6,7L aux 100 … Ca fait rêver aux vues des performances annoncées.

 

 

C’est reparti !

 

J’ai toujours voulu aller à Lohéac, pas pour la Bretagne ni pour le village (et pourtant) mais pour trésor que renferme cette petite commune d’Ille et Vilaine : Le Manoir de l’automobile, le bébé de Michel Hommell, un musée dédié à la passion automobile. Je n’ai, en vingt ans, jamais franchi le pas. Vous savez ce que c’est, le boulot, le manque de temps et tous les petits aléas de la vie …

31 aout 2012, l’Option Auto n°197 arrive au matin et ne reste pas bien longtemps dans ma boite aux lettres. Là, le choc, deux splendides Road Trips dont un en Bretagne au volant de l’avant-garde de la Bayerische Motoren Werke. Après avoir dévoré l’ouvrage susmentionné, et particulièrement la partie concernant le Manoir,  je me suis dit que c’était mon tour. Le temps, je le prendrai, à Lohéac je me rendrai. (A travers ce récit, je n’ai pas la prétention reproduire ce qu’a fait Option Auto que je vous conseille vivement d’ailleurs …) 

 

Voici donc Le Billet Auto en partance pour la Bretagne et la région Pays de Loire pour un nouveau « Road Trip » !

Le sac de voyage : check.

Les appareils photo : check.

Le PC : check.

Petit déjeuné complet : check.

Deux acolytes de bonne humeur : Euuuhhh … Ils digèrent le ptit-déj là ….

Il est 6h30 du mat’ et le matos est dans le coffre de la bavaroise. Celui-ci n’est pas beaucoup plus grand que celui de la berline mais il est beaucoup plus pratique, notamment grâce à la lunette arrière s’ouvrant indépendamment.

 

 

Le GPS est programmé et nous voici en route pour les 425 kilomètres qui meubleront notre matinée. Que du bonheur !  Les quelques encablures nous séparant de l’autoroute sont parcourues à rythme sénatorial le temps de faire chauffer la mécanique et mettre votre serviteur en condition. Le 6 cylindres enroule sur le couple avec souplesse et la boite auto, pourtant encore froide, n’hésite pas une seconde et verrouille chaque rapport avec précision.

Nous voici sur l’autoroute, le péage est à 1 km et le moteur doit être chaud. Doit être car l’auto ne dispose pas de jauge de température d’huile … Les connaisseurs de BMW me comprendrons, c’est assez frustrant. La barrière de péage se relève et feu ! La 325d, avec ses 1600 kg (dans notre cas plutôt 1800 avec le matos, 3 personnes et le plein) se mets en mouvement avec la facilité du plus agile des sprinteurs. Le 6 en ligne étonne par sa capacité à prendre 5000 tr/min beaucoup plus facilement que beaucoup de moteurs essence.

Le mode sport de la boite, me permets de passer les rapports à la volée grâce aux palettes situées derrière le volant. Cependant, sur ces exercices d’accélération c’est presque inutile tant la boite se comporte bien en « tout auto ». Le couple maxi (410 Nm) est bien présent, les rapports s’enchainent tandis que la poussée est linéaire, constante, sans toutefois être démonstrative. Mais attention ! Ça pousse… ça pousse même sévère ! Y compris après 3500 tr/min, régime auquel beaucoup de mazouts s’essoufflent. Et quelques centaines de mètres après le péage, un coup d’œil sur le compteur me rappelle à l’ordre. Les 130 km/h sont déjà loin derrière et je ne suis qu’en 4ème !!!

 

La vitesse de croisière est désignée à l’aide du régulateur et seuls quelques bruits de roulement, à imputer à la présence des pneus run-flat, sont à déplorer. A part ça c’est le calme absolu alors que Valleys of Neptune de Jimi Hendrix (un des plus beaux albums de tous les temps soit-dit en passant …) est parfaitement restitué par le système 10HP Hi-Fi (option). L’autoroute, c’est du billard et jusqu’ici, tout va bien pour nos vertèbres. Mais ça, nous en reparlerons plus tard …

 

Sortie de l’autoroute, nous rejoignons Lohéac par les départementales assez droites et lisses, ponctuées par quelques courbes rapides, qui mettent en exergue la fabuleuse stabilité de l’auto, équipée de la suspension sport optionnelle, raffermie et abaissée de 10 mm. Les dépassements ne sont qu’une formalité et le couple omniprésent quel que soit le régime permet de reprendre aussi bien qu’une Porsche Boxter d’il y a 10 ans (certains en ont d’ailleurs fait les frais).

 

Arrivée à Lohéac. Le temps semble s’y être arrêté, l’ambiance y est douce en ce samedi ensoleillé (il fait 29° !!!). Nous descendons au Relais des Arcandiers, un corps de ferme réhabilité en hôtellerie de bon goût. L’accueil y est extrêmement chaleureux et l’entrée, achalandée de photos de pilotes, avec comme pièce centrale la combinaison d’Emmanuel Collard, nous plonge directement dans le bain. (Ndlr : Merci encore Pierre pour l’adresse !). Tout le village vit pour l’automobile.

 

 

Le temps de déposer nos bagages dans nos quartiers, il est 12h. Apéro !

Nous déjeunerons donc au restaurant du relais.

Après s’être régalés, une promenade digestive nous amène à parcourir les ruelles du village. Le petit bourg est tout simplement magnifique, à l’image de l’église et de la boucherie charcuterie avec son charme d’antan. Serais-je entrain de changer radicalement d’avis sur la Bretagne ??? D’ici à l’affirmer, il n’y a qu’un pas, que je franchis allègrement en découvrant, à quelques pas du bourg, le Manoir de l’Automobile. Il est 14h et je suis comme un enfant rêveur le matin de noël, durant les dernières secondes le séparant du jubilatoire déchirage de paquets cadeaux …

 

Nous pénétrons dans le musée qui s’apparente plus, pour moi, à la caverne d’Ali-Baba. Dans celui-ci, nous allons voyager dans l’univers de l’automobile et de la compétition de toutes époques à travers des centaines d’autos parmi les plus emblématiques de l’histoire. Vous y trouverez mêmes des bateaux dont un, surplombant un hall, suspendu à un palan et un autre exposé en dehors, visible par une fenêtre. Impressionnant ! La documentation et les milliers d’objets et de pièces disposés le long des halls, couloirs et salles de l’endroit vous permettront d’en apprendre beaucoup sur la mécanique et sur la folle épopée de l’automobile. Un trésor j’vous dis !!!

 

 

Autour du musée, il y a trois circuits. Un circuit asphalte, un circuit terre et un circuit regroupant ces deux surfaces, le plus grands tracé de rallye cross d’Europe. Une école de pilotage est présente et vous propose baptêmes et formations.

 

Je ne m’étendrais pas plus sur le Manoir de l’Automobile car il faut vous y rendre, c’est de cette façon que vous le vivrez le mieux. Cependant, je vous prépare une sélection (non-exhaustive) de  photos, dans l’album qui suivra d’ici quelques heures.

Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à vous déplacer pour visiter l’endroit. Simple amateur ou passionné, vous ne pourrez qu’y passer un bon moment. J’engage ma parole !

 

Il est 19h, nous nous rendons à l’hôtellerie du village, l’occasion de se retrouver autour d’un verre par cette belle et chaude fin d’après-midi afin de partager nos coups de cœur de la visite. Nous avons tous des étoiles dans les yeux et nous n’avons pourtant pas touchés à nos demis …

Le jour tombe et c’est le moment de faite quelques prises de vue de la BMW dans le cœur du village.

 

 

Après ça, un diner en terrasse du Relais des Archandiers (Au fait, je t’ai remercié Pierre pour l’adresse ???) et petit tour du propriétaire avant d’aller se coucher. Tiens ! Je n’avais pas vu la vieille pompe à mélange Elf à côté du comptoir …

 

 

Dimanche, 8h. Direction l’hôtellerie du village pour le « ptit-déj ». Nous y retrouvons des pilotes, en combinaisons, tartinant de bon aloi à table, avant d’aller en faire de même sur le circuit.

Pour nous, direction Pornic, à 100 kilomètres de Lohéac en passant par Saint-Nazaire et son fameux pont. Le trajet s’effectue sur un mélange de départementales lisses et rectiligne et de voies rapides sur lesquelles il est impossible de mettre la 325d en difficulté. Une stabilité hors pair, des capacités de relance quasiment infinies, le tout avec une souplesse mécanique plus proche du V8 essence que du traceur.

Saint-Nazaire ! Saint-Nazaire ! Deux minutes d’arrêt !!! Pause au bord de l’estuaire de la Loire, près du fameux pont à Haubans.

 

 

Quelques kilomètres plus loin, nous voici à Pornic, magnifique commune de Loire Atlantique, rattachée historiquement à la Bretagne. Le charme de ses ruelles pleines de monde, même hors-saison, de son château, de son petit port et de sa partie côtière nous aura séduits. Le temps de prendre quelques rapides photos devant la mise à l’eau des bateaux et nous voilà déjà repartis direction la Bernerie-en-Retz pour déjeuner.

 

Après le repas, une petite séance photo au bord de la plage et c’est reparti par les petites routes bordant les marais sud-bretons. Direction le passage du Gois, reliant le continent et l’île de Noirmoutier.

 

 

La tenue de route, est exceptionnelle. La Série 3 vire à plat et ne prends absolument AUCUN roulis. Les changements d’appuis se font avec franchise et les mouvements de caisse sont ultra verrouillés. La direction est superbe mais il manque toutefois un chouïa de remonté d’informations pour pouvoir se targuer du toucher parfait.

Le corps, lui, est parfaitement maintenu par les sièges sport, réglables dans tous les plans.

 

 

Qu’on se le dise, cette auto est efficace. Les vitesses de passage en virage sont ahurissantes (ce n’est pas le conducteur de l’Audi A4 3.0L Quattro, à qui je viens de coller 50 mètres sur un droite-gauche-droite bien sinueux, qui viendra me contredire). On sent l’auto tourner sous ses fesses et elle fait preuve, dans le serré, d’une agilité étonnante aux vues de son gabarit. Le comportement de propulsion équilibrée est bien là. Le train arrière enroule quelle que soit la situation et transmets puissance couple sainement. Même avec le DSC complètement déconnecté, il faut vraiment taper dedans comme un âne pour faire demi-tour sur le sec. Le freinage, lui, est mordant et rassurant mais manque de tenue à chaud, ce qui oblige à tempérer au bout de plusieurs rognes de disques à intervalles rapprochés. Cependant, en usage normal rien à craindre. Et là, ça se corse …

 

Là où le bât blesse, c’est au niveau du confort. On le sait, la BMW Série 3 n’est pas la plus confortable, elle a même la réputation d’être ferme. Mais là, avec la suspension sport, la monte en 17 pouces associée aux pneus run-flat aux flancs renforcés ultra rigide, c’est un bout de bois !!! Ultra cassante sur chaussée dégradée, elle donne l’impression de talonner sur la moindre plaque d’égout ou raccord de bitume.

Il fallait choisir entre efficacité et confort, j’ai donc choisi un bon kiné et une bonne mutuelle …

 

Arrivée au passage du Gois. La particularité de l’endroit est qu’il relie le continent à l’île de Noirmoutier … mais pas en permanence.  En effet, le passage est inondé à marée haute. Il est 15h est l’ambiance est surréaliste. La grisaille à envahit le paysage et on se croirait dans un film post-apocalyptique …

La marée monte et le passage est impraticable au bout de quelques dizaines de mètres. L’île est tout de même accessible par le pont à péage de la Fromentine mais nous décidons de nous diriger vers Les Sables d’Olonne pour le café.

 

 

La ville de départ du célèbre Vendée Globe est ralliée par un savant mélange de routes serpentant entre les marais et de départementales jonchée de ronds-points (un tous les  50 mètres à peu près …), nouvelle lubie des communes afin de nous faire user du pneu et de la géométrie.

Nous voilà à bon port. Mes plombages sont toujours là, je peux marcher, tout va bien. La station balnéaire vendéenne est bien plus grande que je le pensais et nous flânons un peu avant de nous poser pour prendre le café.

Celui-ci avalé, c’est le moment de reprendre la route direction Bordeaux, la tête pleine de souvenirs.

 

L’autoroute du retour est dévorée d’un coup de régulateur, dans un habitacle devenu notre deuxième maison. Durant ce trajet, je ne peux m’empêcher de repenser à ce week-end … J’ai enfin eu l’occasion de visiter le Manoir de l’Automobile et j’ai découvert à Lohéac, un havre de paix où la culture de « la bagnole » est omniprésente. J’ai pu apprécier un « pays » qui m’était étranger il y a encore 48 heures, qui m’a enrichit et que je compte à présent explorer plus avant.

Enfin j’ai pu rouler, car c’est aussi le but pour moi de ce genre d’escapade. J’ai pu rouler plaisir grâce au 6 cylindres en ligne de 200 chevaux à la sonorité caractéristique, tellement plus agréable que les claquements des « 4 pattes » (downsizing vous ne m’aurez pas !). J’ai aussi pu rouler économique, car bien aidé par la souplesse du moulin et le couple maxi à 1300 tr/min, la consommation moyenne de ces quelques 1000 km s’établit à 6,8L à l’ordinateur de bord.

J’attends d’une voiture des moments de qualité. Avec cette BMW 325d Touring, le contrat est remplit et il me tard déjà de repartir vers de nouvelles aventures à travers nos belles contrées.

 

Remerciements :

 

Merci à l’équipe d’Option Auto, merci au Relais des Arcandiers pour leur accueil, merci à Michel Hommell pour Lohéac et le Manoir de l’Automobile, un grand merci à mes compères de voyage du weekend (ils se reconnaîtront)… et merci à BMW pour ce 6 cylindres en ligne.

 

BMW 325d Tournig E91 :

 

La passion : Le moteur / La finition / La boite auto / Les performances / La consommation.

 

La raison : La suspension sport / La direction semi-électrique / Pas de jauge de température d’huile.

 

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