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Au Billet Auto, on aime la bagnole, la bagnole bruyante, la bagnole puissante, la bagnole belle et charismatique. Quand une auto réunit toutes ces qualités, elle passe automatiquement dans notre Hall of Fame. Là, on a un cas de conscience : malgré ses 700ch et ses perfs démentes, la Tesla Model S P85D ne fait pas un bruit.

Le tour du proprio

Nous voilà chez Tesla, plantés devant notre P85D écarlate posée sur ses roulettes de 21”. Quelle ligne ! La face avant est un juste mélange entre élégance et agressivité tandis que l’arrière, plus « passe partout » donne à l’ensemble une finesse qui, à mon sens, manque cruellement à une Panamera par exemple. Question ligne, les Mercedes CLS, Audi A7 et BMW Série 6 Gran Coupé ont du soucis à se faire. D’autant plus que, de par son exclusivité, la Tesla fait tourner plus de têtes que les teutonnes précédemment citées. L’auto est belle, remarquablement bien proportionnée et dès le premier regard, impose clairement une présence indéniable.

Une ligne classique mais qui fait tourner les têtes

Une ligne classique mais qui fait tourner les têtes

A l’intérieur, c’est un autre monde. On s’approche de l’auto clé en poche, les poignées rétractables sortent doucement de leur logement (ça fait toujours son petit effet). Derrière la porte sans encadrement, l’habitacle se dévoile : l’écran de 17” qui trône au centre de la « planche de bord » vient de s’allumer et vous attrape l’œil. Assez impressionnant. Cet « iPad géant » gère absolument tout, du toit ouvrant au GPS en passant par les options de conduite et le navigateur internet. Les seuls boutons réels sont ceux des vitres latérales (empruntés à Mercedes), des rétros, des feux de détresse et de la boite à gants. Les sièges nouvelle génération de notre version « pack premium » sont tout simplement parfaits. Bon maintien, position de conduite idéale très rapidement trouvée. Le volant à jante épaisse tombe bien sous la main. Il cache derrière lui le combiné numérique faisant office de compteur/ordi de bord. La finition et le choix des matériaux ne sont pas encore au niveau des allemands mais pour une voiture américaine c’est du très bon. Les cuirs sont flatteurs et l’alcantara recouvrant le plafonnier et une partie de la planche de bord est du plus bel effet. L’agencement est excellent et l’ergonomie totale. Là où le bât blesse, c’est au niveau du rangement. Le seul espace disponible est le gigantesque « dépositoire » entre les sièges avant. Ok, il est assez grand pour y poser un couffin ou le sac à main de madame mais, à ce niveau, on aurait aimé disposer de bacs de portières, d’aumônières derrière les sièges et de quelques « tiroirs » par-ci par-là.

L'habitabilité est bonne mais les rangements sont comptés

L’habitabilité est bonne mais les rangements sont comptés

L’équipement est plus que complet en revanche. Notre version fortement optionnée embarque toute la technologie disponible. Régulateur adaptatif, suspension pneumatique, le gigantesque toit ouvrant, le pack premium avec les sièges séparés à l’arrière, le hayon électrique ouvrant un coffre énorme (modèle 5 place, 7 places en option) et j’en passe. En parlant de coffre, il y en a aussi un à l’avant, d’une contenance très correcte malgré la présente du deuxième moteur, mais ça, on en reparle dans quelques signes. Au registre des doléances, j’aurais apprécié un Head Up Display, indisponible sur la Tesla. Bon allez, assez bavardé, place à l’action.

Faucon Millenuim

Contact, bah non … En fait, quand vous entrez dans l’auto, elle a déjà démarré. C’est en actionnant le commodo – Mercedes toujours – situé derrière le volant que la position D est sélectionnée. Sur une voiture électrique, rien de bien compliqué : marche avant, marche arrière et parking, c’est tout. J’ai activé, via l’écran géant le mode « crawl », qui singe la boîte auto et fait évoluer lentement la voiture au lâché de pédale de frein. Pas un bruit et on sort en toute « discrétion » de chez Tesla. En ville, c’est un pur régal. L’auto est d’une souplesse totale et l’appréhension ne dure que quelques mètres. On est très vite à l’aise au volant. D’autant plus que la récupération d’énergie se fait de manière très naturelle. On relâche et la Tesla gère elle-même le « frein moteur ». Bon, on est au volant de la version de pointe, la P85D. « D » pour « Dual Motor ». Vous l’aurez compris, en plus du moteur électrique de 476ch situé à l’arrière, un autre moteur est présent, à l’avant, développant 224ch. Le calcul est vite fait, on dispose de 700ch !!! La valeur de couple est, elle aussi, très sympa : 931Nm. Encore plus sympa que la valeur en elle-même, c’est sa disponibilité qui nous enchante : TOUT LE TEMPS. Quelque soit l’allure, c’est quasiment 100 m/kg qui déboulent sous la pédale de droite. Alors les chiffres c’est gentil mais ça donne quoi en vrai ? Ça donne qu’on n’accélère pas, on se téléporte. Je vais être tout à fait honnête, en bon idiot que je suis, je suis resté 2 jours en « Insane Mode », traduit par Mode Inouï chez nous. Là, vous disposez de la totalité de la puissance et du couple, partout, tout le temps. Ça reste ultra souple et dosable mais dès que vous écrasez l’accélérateur, c’est la mandale. Au sens propre du terme. Tesla annonce un 0 à 100 en 3,3s, ce qui fait d’elle la berline la plus rapide du monde sur cet exercice. Le plus impressionnant c’est le 0 à 60 km/h : Immédiat ! Je crois qu’aucune auto de série sur la planète, GT-R et Veyron compris, n’est aussi rapide sur 50m. La manœuvre est simple : On se cale au fond du siège, on colle son crâne contre l’appui-tête et on tient le volant à deux mains. On met la chaussette et vlan ! Ce qui se trouvait à 50m devant se retrouve immédiatement sur vous et votre sang quitte vos avant-bras. 1 G ? A l’aise … Impressionnant, je n’ai jamais vécu ça et j’en redemande ! Et même à la 10ème fois, la sensation est la même : cette impression de passer en vitesse lumière à la Han Solo. Le grip n’est jamais pris en défaut et aucun crissement de pneu ne s’est fait entendre en 2 jours, et pourtant croyez moi, j’ai essayé …

C'est sous cet angle que vous la verrez le plus souvent ...

C’est sous cet angle que vous la verrez le plus souvent …

On est déjà sorti de Paris et les petites routes nous appellent. Là, la Tesla se montre bien élevée. Souple quand on est calme, bestiale quand on s’énerve, l’agrément est au top. La tenue de route est remarquable. Les 2,2 tonnes avec deux personnes à bord se comportent très bien. Merci à la répartition des masses à 50:50 et au centre de gravité très bas grâce à l’intégration des batteries sous le plancher. Ça passe vite et fort. Les excès d’optimisme sont sanctionnés par un élargissement de la trajectoire engendrée par le roulis. Sain mais il faut prendre en compte que, dans ce cas, vous allez déjà très, très vite. Les sensations sont cependant gommées par le silence et par le manque total de remontées d’infos dans le siège. La direction est précise mais pas assez informative. Trop synthétique à mon goût, même en « sport ». Le freinage gère plutôt bien le poids du bestiau. Attention quand même sur les décélérations répétées car la tenue au chaud est perfectible et les distances peuvent s’allonger. Le bilan dynamique est à la hauteur, efficace et limite sportif.

Modification comportementale

Rouler en Tesla, c’est prévoir. Prévoir son trajet et prévoir la recharge. Avec 502 km annoncés, l’autonomie de la P85D paraît très convaincante (certaines sportives essence vident leur réservoir en 300 km). Avec la Tesla, faire le plein prend juste un peu plus de temps. Nous, on a choisi de recharger à Senlis, au Superchargeur. Alors que sur une prise classique on recharge à environ 15/20 km/h (oui on parle de kilomètres gagnés par heure de recharge), entre 30 et 50 km/h pour les bornes type « autolib’ », les Superchargeurs permettent d’atteindre en moyenne 350/400 km/h. En gros, en 1h/1h30, votre batterie est pleine. Arrivés à Senlis, il nous reste 190 km d’autonomie, alors qu’on a passé la matinée à tourner dans Paris et une partie de l’après/midi à tartiner. C’est là que l’ami Eddy débarque avec sa rutilante Pontiac Firebird de 1973 qui ne passe pas inaperçue. La raison ? Il y en a deux en fait : son V8 400Ci et sa splendide peinture « Olive Green ». Superbe. Ici sont donc réunies deux époques et deux philosophies différentes de l’automobile. Le point commun reste la passion que ces deux engins font ressortir dans leurs concepts totalement différents.

Deux autos, deux époques, la même passion

Deux autos, deux époques, la même passion

Le Superchargeur tourne maintenant à presque 400 km/h, il nous reste donc une grosse demi-heure à patienter avant que la batterie soit pleine. Il fait 41°, nous irons donc boire un truc frais au McDo d’à côté. De là, on peut surveiller la charge et contrôler à distance la clim (entre autres) grâce à l’application pour smartphone. Le plein de jus est fait pour l’auto et les hommes, c’est l’heure de rentrer. L’autonomie « Typique » (un peu plus fiable que l’autonomie normalisée) annonce 480km. Retour par l’autoroute, calé à 130. C’est à ce moment là que la Tesla consomme le plus. En effet, alors qu’un véhicule classique abaisse sa consommation à allure stabilisée sur autoroute, c’est là que la Tesla à besoin du plus d’énergie pour avancer. Arrivée à Paris, 45 km plus tard, l’autonomie annoncée est passée de 480 à 390 km… Ah oui quand même. En gros, sur autoroute à 130, ne vous attendez pas à parcourir plus de 300/320 km. Avec une vingtaine de bornes en France, le réseau de Superchargeurs Tesla est en constante évolution et il n’est pas rare de rencontrer des utilisateurs partant en vacances. Il faut juste prévoir des pauses un peu plus longues et organiser ses déplacements. Une modification comportementale qui n’a pas l’air de déranger les propriétaires, qui en profitent souvent pour manger un morceau et discuter de leur belle entre eux.

Il n'est pas rare de rencontrer d'autres propriétaires de Tesla au Superchargeur

Il n’est pas rare de rencontrer d’autres propriétaires de Tesla au Superchargeur

Bilan

Le lendemain, nous réitèrerons nos pérégrinations de la veille, toujours estomaqués par la facilité et surtout les performances de cette Model S P85D. Il est malheureusement temps de la rendre ce qui, pour moi, est beaucoup plus dur que ce que j’aurais imaginé. Au final, en amateur d’autos sonores, belles et performantes, je m’attendais à rester sur ma faim mais que nenni ! Alors ok la Tesla est aphone mais elle provoque très clairement des palpitations de poulet à mon cœur de passionné rétrograde. Ah oui, le tarif ? Avec un prix de base aux alentours des 105 000€, il vous faudra quelques options pour attendre les 130 700€ de notre superbe version d’essai. Alors vous me direz que ça n’est pas donné, mais pour 700ch, un confort total, des performances d’un autre monde et des économies de carburant hallucinantes on a vu pire ! Pour info, une Audi RS7, une BMW M6 Gran Coupé ou une Mercedes CLS 63 AMG, c’est 140 000€ avec les options qui vont bien. A coup sûr un essai marquant. De plus, l’auto est connectée et reçoit des mises à jour à la manière d’un iPhone. La dernière en date ajoute des fonctionnalités au système Autopilot comme le maintien dans la file et le freinage automatique. Le train du futur est en marche et je n’aurais pas pensé être en première classe pour son voyage inaugural.

La Passion :

  • Ligne superbe
  • accélérations démentes
  • Confort

 

La Raison :

  • Poids
  • manque de rangements
  • pas de bruit

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Dimensions (Longueur/Largeur/hauteur) : 4,97 / 2,19 / 1,44 m

Moteurs : Electriques, 476ch à l’arrière, 224ch à l’avant

Puissance cumulée : 700ch (515kW) de 5300 à 8600 tr/min (régime max 16000 tr/min)

Couple Maxi : 931Nm à 0 tr/min

Transmission : 4 roues motrices, variateur.

Poids à vide (Constructeur) : 2239kg

Rapport poids/puissance : 3,19 kg/ch

Vitesse maxi : 250 km/h

0 à 100 km/h : 3,3s

Conso mixte : 0 litre/100 km

CO2 (g/Km) : 0

Roues : 245/35/21 avant et 265/35/21 arrière

Freins AV : Disques ventilés (365mm) étriers 4 pistons

Freins AR : Disques ventilés (355mm) étriers 4 pistions

Coffre : de 750 à 1795 litres à l’arrière / 84 litres à l’avant

Tarif : A partir de 105.800€ (Modèle essayé 130.700€)[/vc_column_text][vc_text_separator title= »LA CONFIG’ DU BILLET AUTO »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

Si c’était nous, notre Model S P85D serait Gris nuit Métallisé (1050€) avec les jantes turbines 21” grises également (4800€) et l’indispensable toit ouvrant panoramique (1600€). Elle embarquerait également les sièges nouvelle génération (2700€), le spoiler arrière carbone (1050€), l’autopilot (2700€), l’intérieur et l’éclairage premium (3200€), le son très haute fidélité (2700€) pour un total de 126.400€. Ok c’est presque toutes options …[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_media_grid grid_id= »vc_gid:1462713271736-41c5c8b3-7342-6″ include= »7425,7428,7429″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »PHOTOS »][vc_media_grid grid_id= »vc_gid:1462713144290-64e8a2ed-ade6-8″ include= »7459,7458,7457,7455,7424,7418,7419,7420,7421,7422,7423,7417,7416,7415,7414,7413,7412,7406,7407,7408,7409,7410,7411,7405,7404,7403,7402,7401,7400,7397,7398,7399″][/vc_column][/vc_row]

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