Hyundai souhaite proposer un véhicule sur le segment B-SUV et se décide à lancer le Kona qui aura fort à faire face à la concurrence, Captur et 2008 en tête. Son originalité suffira t-elle à en faire un best-seller ?

Kona ??? Un nom qui peut prêter à sourire pour les plus fantaisistes d’entre vous. En lui rajoutant certaines lettres on tombe facilement dans le grivois mais là n’est pas la question. Petit cours de géographie : Kona est un district d’Hawaï et ne contrarie pas l’habitude de Hyundai à donner un nom de ville américaine à ses SUV comme ils l’ont déjà fait avec le Tucson et le Santa Fe. Ce petit SUV, aux dimensions de 4,16×1,80×1,56 (lxLxh), propose un coffre de 361 à 1143 litres, avec un poids de 1233 ou 1401kg selon les motorisations. Disponible uniquement en essence pour le moment avec le 1,0 T-GDI de 120 ch ou le 1,6 T-GDI de 177 ch, ce dernier sera confidentiel dans l’hexagone à cause de son malus de 2773 €. Le diesel devrait arrivé courant 2018 accompagné d’une version électrique pour les réfractaires aux énergies fossiles. Le Kona est disponible en trois finitions, Intuitive à 21400€ (entrée de gamme), l’Edition #1 à 22900€ (cœur de gamme et la finition qui sera le plus vendue) et l’Executive à 25900€ ( le haut de gamme).

Durant l’essai, nous avons eu le 1,0 T-GDI de 120 ch, boîte mécanique six rapports qui est un trois cylindres développant 172 Nm et expédie le 0 à 100 en 12,0s. Le constat est là, ce n’est clairement pas un véhicule sportif avec cette motorisation mais il fait le job pour un usage de tous les jours. Les plus sportifs se tournerons vers le 1,6 T-GDI de 177 ch, boîte automatique DCT sept rapports, qui était plaisant dans le Tucson et de surcroît est en transmission intégrale. Le 1,0 l reste un bon choix pour ceux qui veulent un minimum de répondant, les accélérations sont suffisantes pour doubler sur autoroute et se faufiler en ville. En revanche, les routes de montagnes vous feront jouer du levier de vitesse assez souvent pour ne pas vous retrouver en sous régime. Le trois cylindres est assez démonstratif, la sonorité est dans les tons rauques et pas déplaisante du tout à mes oreilles mais c’est une affaire de goût car d’autres préférerons un silence de cathédral et se plaindront du niveau sonore.

Le châssis est plutôt bon et très typé sport, pour preuve la fermeté des suspensions associée aux jantes 18 pouces (jantes 17 pouces disponibles sur les deux premières finitions), on arrive à se faire plaisir dans le sinueux. Du coup le confort en ville en pâti un peu mais ce n’est pas une planche de bois rassurez-vous, de plus les sièges offrent un bon maintien et au final on est bien dans ce Kona. Pour continuer sur l’intérieur, le modèle Executive est full équipement avec le système d’info-divertissement (8 pouces) équipé du GPS, la vision tête haute couleur, caméra de recul, système audio premium, les aides à la conduites classiques, etc… Juste une déception sur le régulateur de vitesse qui n’est pas adaptatif.

Les ténors de la catégories restent un cran au dessus mais la proposition de Hyundai n’est pas sans intérêts pour autant. Pour ma part c’est un excellent véhicule qui saura séduire avec son design sportif et ses prestations qui font de lui un outsider de choix. N’oublions pas la fameuse garantie de 5 ans, nouvelle politique de la marque qui se dédouane en cas d’achat à l’étranger donc bien faire attention, qui reste un gage de sérénité. Hyundai va tout mettre en œuvre pour réaliser ses objectifs et le Kona devrait atteindre 25% du volume total des ventes de la marque, ce qu’on leur souhaite bien évidemment.

LA CONFIG DU BILLET

Kona finition Executive avec le 1.6L T-GDI de 177ch (29900€), couleur « Acid Yellow » pour le fun (950€), intérieur cuir noir/vert inclus dans la finition. Configurez le votre ici

LES PHOTOS

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