Précurseur en 2012 du « Kodo Design » le Mazda Cx-5 avait fait sensation à l’époque, cette deuxième génération garde les bases de son prédécesseur tout en offrant de nombreuses nouveautés.

Le Mazda CX-5 est un SUV au design marqué avec ses nombreuses lignes et arêtes tendues, cette nouvelle mouture garde la plateforme de la première génération en y incorporant quelques nouveaux composants. Dans les dimensions (lxLxh) 4.55×1.84×1.68 m, ce sont 10 mm plus long et 15 mm plus bas que l’ancienne version ce qui lui fait gagner 6% sur son CX (coefficient de pénétration dans l’air). L’espace à bord est dans la moyenne avec un empattement de 2.70m et son coffre allant de 477 à 1620L.

Niveau motorisation un moteur essence 2.0L Skyactiv-G disposant de deux niveaux de puissance avec le 160 ch, 208 Nm (0 à 100 en 10.9s) pour 1420 kg disponible en quatre roues motrices et le 165 ch, 210 Nm (0 à 100 en 10.5s) pour 1425 kg en simple traction. Pour les diesel le 2.2 Skyactive-D a aussi deux niveaux avec le 150 ch, 380 Nm (0 à 100 de 9.4 à 10.3s) pour 1460 ou 1480 kg en 2 et 4 roues motrices. Le 175 ch, 420 Nm (0 à 100 en 9 ou 9.5s) pour 1520 ou 1535 kg en 4 roues motrices uniquement, disponible en boite mécanique ou automatique. Un plus gros moteur devrait sortir plus tard avec un 2.5L Skyactiv-G de 194 ch et 258 Nm de couple (uniquement boîte automatique). La force de Mazda est de pouvoir proposer des modèles bien équipés en finition haute (Selection) avec très peu d’options ce qui évite de faire gonfler la note en bas de la facture. Le style du modèle précédent est conservé mais y ajoute des feux effilés à LED (avant et arrière), avec des feux diurnes ainsi qu’une calandre trapézoïdale qui forment une face avant tri-dimensionnelle.

La technologie embarquée n’est pas oubliée, dont une grande première chez Mazda avec le hayon électrique jusqu’à présent indisponible sur leurs modèles, l’écran 7″ (anti-reflet) trônant sur le haut de la planche de bord paraissant petit à première vue mais finalement dans les normes de ce qui se fait chez les concurrents. Le nouveau système d’info-divertissement MZD avec GPS, accès aux réseaux sociaux en lignes, la radio internet suppléé par une sono Bose 10 HP. Un écran TFT 4.6″ prend place dans le compteur de droite pour distiller les infos du véhicule, la planche de bord est épurée, la boîte à gant assez grande pour contenir une tablette 10″ et 2 ports USB sont cachés dans l’accoudoir centrale arrière. On retrouve les classiques sièges et volant chauffant mais déception pour les sièges non rafraîchissants.

La sécurité, si cher aux constructeurs automobiles, n’est pas en reste avec la pléthore de caméras et autres capteurs permettant au véhicule d’interagir avec son environnement et ainsi proposer plus de confort aux conducteurs. Entre autres équipements le « I Activesense » propose un régulateur adaptatif avec fonction « stop and go », les phares avant équipés de 12 leds pour s’adapter aux conditions de roulage et éclairer un maximum la route sans éblouir les autres usagers. On retrouve aussi le freinage d’urgence (avec mode urbain), la reconnaissance de panneaux, la visée tête haute couleur (report GPS, panneaux, vitesse, état équipements de sécurité).

Nous avions pour cet essai le moteur diesel de 175ch, l’agrément de conduite est très plaisant et la puissance permet de s’amuser comme j’ai pu le faire sur les routes sinueuses parcourues pendant ce séjour en terre allemande. Le comportement routier permet de prendre du plaisir à son volant et illustre bien l’esprit « Jimba Attai » (faire corps avec la machine) cher à la marque, le nouveau châssis « Skyactiv » (vehicule dynamics) assisté du « G-Vectoring Control » permettent d’avoir une conduite dynamique malgré son côté SUV.

Dans tout cela la boîte automatique hésite un peu (manque de réactivité), le freinage manque de mordant et on se retrouve à écraser la pédale plus fortement pour ralentir les 1535 kg et j’ai eu énormément de mal à trouver une position de conduite satisfaisante dû à ma grande taille.

Mazda nous fait une proposition cohérente avec ce nouveau CX-5, il n’est pas parfait mais dispose d’arguments stylistiques et technologiques pour essayer de rivaliser avec la concurrence plus affutée que jamais. De plus ils ne cèdent pas à la mode du downsizing et serait même en mesure de nous proposer des choses alléchantes comme un retour du moteur rotatif qui est une de leur marque de fabrique.

LA CONFIG DU BILLET

Un Mazda CX-5 finition Selection avec la motorisation 2.5L Skyactiv-G 194 ch (41750€), couleur « Soul Red Crystal Métallisée » (800€), sellerie cuir  « Pure White » (200€). Configurez la votre ici.

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