Le trip 

 

Permettez-moi de vous présenter une nouvelle rubrique !  Baptisée tout simplement « On the road » elle vous contera les aventures  du Billet hors de ses contrées habituelles.

La première édition sera l’occasion de vous présenter également la voiture officielle du Billet Auto, une magnifique BMW 318d E90 de 2009.

Aujourd’hui, direction Pau, aux portes des Pyrénées, pour la 71ème  édition du Grand Prix qui se déroule ce weekend dans le cœur de la ville. C’est parti pour un dimanche de course automobile. Tout commence à Bordeaux, fief du Billet par l’ouverture de la lourde portière de la BMW donnant accès à un habitacle tendu de cuir et de bois. On a connu pire pour un début !  Contact, le 2 litres bavarois s’ébroue émettant des vibrations caractéristiques, dues à son rang de valeureux 4 cylindres diesel. Le GPS programmé (facilement grâce à la nouvelle version de l’I-Drive) et la playlist calée à l’aide du disque dur intégré du système multimédia et le voyage peut commencer.

Sur la rocade bordelaise, chargée pour cause de foire internationale ce weekend-là, la BMW monte doucement en température, enroulant à 90 sur un filet de gaz en 5ème, la 6 tirant très long la réservant à des vitesses autoroutières, tandis que le conducteur, lui, a pris ses marques depuis bien longtemps déjà et se délecte du son offert par le système audio de grande qualité. Au poste de pilotage, tout tombe idéalement sous la main. Le luxe et la sportivité se mêlent parfaitement pour diffuser une ambiance inimitable propre à la marque.

Fini la rocade, voici l’entrée de l’autoroute. Ça tombe bien ! Le moteur est chaud et c’est maintenant le moment de « taper dedans ». Rétrogradage en 4ème sur la rampe d’accès afin de se rendre compte du talent de motoriste de BMW. Le moulin est plein depuis 1700tr/min et ce jusqu’à … bah jusqu’au bout, à 5000tr/min !!! Passage de la 5,à une vitesse très fortement prohibée, qui reprend sans s’essouffler (on se croirait à s’y méprendre dans une auto de 20 ou 30 chevaux supplémentaires). Passage de la 6ème pour faire retomber le rythme sur cette autoroute déserte et se stabiliser à 140 compteur dans un silence monacal à peine perturbé par un léger bruit de roulement émis par les pneus run-flat. L’avantage de la démultiplication longue de la boite 6, c’est qu’à cette allure, le 4 cylindres tourne à 2000tr/min.

L’autoroute A65 qui relie Langon à Pau est avalée rapidement mais sans s’ennuyer grâce à ses nombreuses courbes qui mettent en évidence l’équilibre de la Série 3 et qui rassurent le conducteur quant au choix d’une auto axée sur le plaisir de conduire avec des suspensions certes fermes mais diablement efficaces et une répartition du poids idéale de 50% sur chaque essieu (BMW pousse le vice jusqu’à mettre la batterie dans le coffre) on est vraiment un cran au-dessus de ce que peuvent proposer Audi et Mercedes.

Arrivée à Pau. Dans les rues étroites de la citée béarnaise, la 318 se faufile aisément à l’aide de sa direction virile mais ultra précise jusqu’au parking qui abritera la belle jusqu’au soir.

 

Rock&Roll

 

Me voilà sur les lieux du Grand Prix. Après m’être acquitté des 25€ nécessaires à l’accès au circuit, une somme rondelette mais pas exagérée au vues du plateau présent aujourd’hui, j’emprunte les longs escaliers qui mènent à l’enceinte et  en profite pour faire un tour des paddocks pour admirer la préparation des différentes monoplaces F3 et F4, protos électriques pour faire reluire le bobo écolo, RCZ et Porsche GT3 CUP. Cette traversé fut l’occasion pour moi d’apercevoir le Monsieur Auto de la petite chaine qui monte (plus si petite que ça) tournant un énième épisode de son émission née en 1987 ainsi qu’un (le seul d’ailleurs) octuple champion du monde de rally WRC en la personne de Sébastien Loeb venu donner à ses confrères des leçons de trajectoires improbables pour des pistards mais diablement efficaces …

Posté en ce début d’après-midi dans le virage de la gare, j’assiste, avant le redémarrage des courses au ballet des Ferrari FF et 458 Italia et autres CLS 63 AMG et Porsche 991 venues faire l’entracte.

Les couses se s’enchainent tout l’après-midi dans les rues Paloises avec des manches disputés assurant le spectacle, qu’il soit visuel, sonore et olfactif (hormis les protos électriques dont on n’entend que les pneus … assez perturbant). Pour moi, le meilleur moment du Grand Prix fut la dernière course de GT3 CUP. P**tain de m**de (désolé mais il n’y a pas d’autres mots) quel bruit !!! Une horde de 997 aux flat-six singeant le ténor en crise de nerf dans les rues de la ville ça vous donne un sourire idiot pendant 20 minutes que vous ayez 7 ou 77 ans.

 

This is the end

 

Comme le dirait Jim Morrison. Ce n’est pas tout mais après une journée forte en sensation il est temps de rentrer. Le retour s’effectuera par le réseau secondaire afin de pousser dans leurs derniers retranchements les qualités dynamiques du châssis BMW. Sur les revêtements de bonne qualité le train arrière est littéralement collé au sol quand les roues avant se placent de façon chirurgicale. Il faut un bitume de piètre qualité pour mettre en difficulté les trains roulants mais pas d’inquiétude la plus part de ses concurrentes auront jetés l’éponge avant.

Retour à Bordeaux, avec des images plein la tête et ce sentiment que la route a été, encore une fois, trop courte car dans cette BMW, le temps s’arrête et on entre dans une autre dimension, celle du plaisir des sens.

 

Jean-Baptiste Dessort.

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