[vc_row][vc_column][vc_column_text] ESSAI On The Road Volkswagen Golf R SW MkVII 

Pour notre road trip monégasque à l’occasion du Salon Top Marques 2016, je voulais une auto puissante, confortable, logeable, économique et compte tenu de la destination, qui ait de la gueule. La Volkswagen Golf R SW a-t-elle rempli sa mission ?

Le tour du proprio

Les grandes lignes. La Golf R, c’est un 4 cylindres 2 litres TSI de 300ch et 380Nm. Cette puissance, transmise aux quatre roues grâce à un système Haldex, fait d’elle le break le plus puissant de la catégorie. Si une boîte méca est disponible sur les 3 et 5 portes, notre SW ne s’accouple qu’à l’excellente DSG6. Avec 4,56m de long, on est plus sur le segment des familiales que sur celui des compactes. C’est 4cm de plus qu’une BMW Série 3 Touring (E91). Autre point important, le coffre, ou plutôt la cave. Avec entre 605 et 1620 litres, vous pourrez en caler des choses !

Golf-r-sw-28

Le SW MkVII a l’avantage, pour nous, de bénéficier de la silhouette break de la dernière génération de Golf, à mon avis la plus jolie toutes générations confondues. Cette variante (pléonasme) m’avait déjà beaucoup plu sur la Golf GTD essayée en décembre. A cela, la version R y ajoute un gros bouclier avant largement ouvert, des voies légèrement élargies et un bouclier arrière intégrant un diffuseur et deux doubles sorties d’échappement ! Et croyez moi, un break aussi « échappé » qui n’est pas une Audi, ça vaut le détour. Notre exemplaire était équipé des splendides – et je pèse mes mots – jantes 19” optionnelles qui terminent un look ravageur et clairement sportif.

Golf-r-sw-29

A l’intérieur, on retrouve l’habitacle de la Golf, un peu austère mais extrêmement bien construit. Matériaux de qualité, ajustements au cordeau et ergonomie rigoureuse. Seul le système GPS tactile ne me convainc toujours pas et oblige encore trop à quitter la route des yeux. L’habitabilité est bonne et le sentiment d’espace dans cette carrosserie break est énorme. Il est également renforcé par la présence du maxi toit ouvrant panoramique. Les sièges sont plutôt discrets et un peu fermes mais offrent un maintien insoupçonné. On est bien assis et le volant tombe parfaitement en main. De bonne dimension, il est idéalement creusé et son méplat ne dérange aucunement. Comme d’habitude sur la Golf (allez savoir pourquoi ?) on peut se mettre très – très – bas dans l’auto. Résultat ? La position de conduite est idéale.

Golf-r-sw-11

C’est parti

Au démarrage, le 2 litres se fait plutôt discret, même s’il prend son petit 2000 tours dans l’opération. Avec 4 sortes d’échappement on s’attendait à plus. En ville, c’est une Golf. Golf-r-sw-36Agile, confortable et pratique. Le DCC (option) en mode confort et la suspension se montre aussi souple qu’avec un 1.4l TSI.
La direction est légère et l’accélérateur progressif sans être mou. En cela, le couple maxi dispo à 1800 tr/min aide bien. Le mode normal n’est pas mal non plus avec une réponse à l’accélérateur légèrement meilleure et toujours une bonne filtration de la chaussée. Sur la voie rapide, le mode ECO peut être pratique pour baisser la conso en mettant l’auto en roue libre quand vous relâchez la pédale de droite. Et de l’autoroute on en a bouffé pas mal ! Un petit Paris/Grenoble quoi. Bien suspendue, stable et bien insonorisée, la Golf R SW n’en a fait qu’une bouchée. Le régulateur actif ACC fait partie des alliés de choix pour ce type de trajet. Seuls les sièges un peu fermes pourront déranger les plus douillets.

Golf-r-sw-19

Fini le billard, c’est le moment de bifurquer vers la N85, autrement appelée la route Napoléon, qui serpente jusqu’à Cannes. Il fait encore nuit noire et les Bi-Xénon directionnels sont d’une grande aide. Golf-r-sw-42
Leur efficacité m’a bluffé. Quelques belles courbes entre les villages du coin et le soleil commence à se lever. Le rythme s’accélère et la Golf danse de courbes en virages avec une sacrée agilité. C’est le moment de passer en mode Race. Là, la différence se fait clairement sentir. Suspensions et direction se font plus fermes et la réponse à l’accélérateur singe le bloc atmo énervé. L’amplification sonore essaye tant bien que mal de sonner comme un 5 cylindres. Ça fait la blague mais on n’y fait plus attention au bout de 5 minutes. Cependant, dès qu’on envoie un peu ça ne rigole plus ! Le châssis est travaillé, le train avant accroche et mord tout ce qui passe et l’arrière est soudé. Le différentiel Haldex annihile toute perte de traction, même en ESP dégradé. Sans toutefois sentir réellement l’arrière pousser, l’auto pivote bien dans le serré et on peut remettre la sauce sans arrière pensée en sortie. Et de la sauce, il y en a. Je ne sais pas si c’est l’air frais du petit matin mais les 300ch semblent être un peu plus et les 380Nm qui déboulent super tôt donnent une impression de coffre permanent, et je ne parle pas de la soute. La régalade dura toute la matinée.

Golf-r-sw-22

Au quotidien

Nous voici à Monaco et pour tout vous dire je n’ai pas vraiment de séquelles physiques des 12h de route que je viens de m’enfiler. C’est bon signe. La Riviera, le soleil et les falaises. What Else ? Golf-r-sw-17 Toit ouvert, je configure le mode Individual. Suspensions : Sport. Moteur : Sport. Direction : Normal. Bruit moteur Intérieur : Off. Là je crois que j’ai la combinaison gagnante pour faire raisonner l’échappement le long des falaises à la demande tout en jouissant d’un confort certain pour le quotidien. C’est d’ailleurs le mode qui nous accompagnera jusqu’à la fin. Monaco, le week-end de Top Marques … une ambiance indescriptible, il faut le voir pour le croire. Une Lambo Aventador ? Commun (une douzaine par jour en moyenne), Ferrari 458 ? Pareil. On a également eu droit à de la Veyron, de la P1 et même de la Koenigsegg Agera. Cette année, l’Audi RS6 et les BMW M3/M4 préparées à toutes les sauces avaient également leur audimat. Tout ça pour vous dire que notre magnifique Golf R SW avait tout pour passer inaperçue. Et bien il n’en fut rien.

Golf-R-SW-05

De grosses jantes, quatre sorties d’échappement et un joli bleu « Lapiz » et le tour est joué. Je n’y aurais pas cru mais on a eu notre lot de photos. L’échappement qui claquait un peu partout dans la principauté y a été pour quelque chose je l’avoue. Et pour cruiser, quoi de mieux qu’un grand toit ouvrant et une sono Dynaudio du tonnerre ? Mais assez trainé en ville, je trépigne d’impatience à l’idée d’aller faire chanter la belle dans les lacets menant à La Turbie et de voir ce qu’elle a dans le ventre. Une calme matinée m’offrira cette occasion.

Golf-R-SW-01

A l’attaque

Feu ! Le Launch control est assez simple à utiliser : ESP Off, pied fort sur le frein, à fond sur l’accélérateur et on lâche le frein. Et pan ! Assez impressionnant pour un break. Le 0 à 100 est bouclé en 5,1s (+ 0,2s par rapport à la 5 portes). Les mises en vitesses sont énergiques et la sonorité très sympa pour un 4 cylindres. L’échappement claque au passage des rapports et on se prend à jouer des palettes de la DSG pour en rajouter un chouïa. La boîte double-embrayage est aussi rapide à la montée qu’à la descente. Le freinage est bon et met en confiance même si l’attaque mériterait d’être plus franche. Et ici, la confiance s’avère primordiale car c’est le mur d’un côté et le ravin de l’autre.

Golf-r-sw-13Le SW prend 80 kg par rapport à la 5 portes mais comme c’est en grande partie à l’arrière, la répartition y gagne. La direction est géniale, on n’est pas loin d’avoir les mains sur la route. La suspension, bien que très ferme, encaisse le peu de roulis autorisé sans être cassante. Les appuis sont sains et les transferts de masse super contenus. Quelle efficacité ! Ça sous-vire si on fait la quiche mais aucun danger. On peut remettre la chaussette très tôt, les quatre roues encaissent sans broncher et ça repart de plus belle. Gros plus, on peut tirer les rapports jusqu’au bout. Rarement ce bloc (quelque soit sa déclinaison) ne m’a paru aussi rageur dans les tours.

Golf-r-sw-35

Une route splendide, une auto surprenante et ultra à l’aise, du soleil, je suis en plein kif.
A chaque kilomètre, cette Golf R m’en donne de plus en plus. Un châssis aux petits oignons, une direction à la carte toujours bien pesée, un moteur coffreux et doué d’une allonge étonnante, un échappement expressif, je suis sous le charme.

Toutes les bonnes choses …

… ont une fin. C’est le moment de rentrer sur Paris et de profiter des 12h de route pour faire le bilan sur ces 5 jours en Golf R SW. Golf-r-sw-06Ce qui ressort en premier, c’est sa polyvalence. Les modes de conduite sont vraiment différents et vous offrent une auto à la carte. Au choix confortable et silencieuse ou verrouillée et rageuse. Facile d’utilisation et pratique grâce à son habitacle bien pensé et son coffre gigantesque, elle vous ravira au quotidien. Même si ce n’est pas une auto pour track days, c’est une super sportive. Moins radicale qu’une Megane RS ou qu’une Focus RS, elle surpasse la S3 et se rapproche dangereusement de la RS3. Sa plus grande concurrente ? La Seat Léon ST Cupra 290, moins polyvalente mais 10.000€ moins cher. Oui, car s’il fallait lui reprocher quelque chose à cette Golf R, c’est son tarif. A partir de 45.000€, ça fait cher pour une Golf, sachant que notre modèle d’essai avoisinait les 52.000€. La conso m’a aussi (à moindre mesure) déçu. Annoncée à 7 litres, on a fait 10,2l de moyenne sur 2000 km. Alors ok, on a, par moments, attaqué comme des gros porcs mais même en utilisation normale, n’espérez pas descendre en dessous des 8,5/9 litres. On a rien sans rien et je dois avouer que cette Golf R SW ne passe pas loin du sans faute. Déjà à part dans le segment avec ses quatre roues motrices et sorties d’échappement, la Golf R SW mériterait une version R400 et plus de couple à l’arrière, histoire de jouer encore plus l’échappée.

Pour voir ou revoir notre VLOG de ces 5 jours, c’est sur notre Chaîne YouTube ! Et n’hésitez pas à vous abonner 😉

La Passion :

  • Polyvalence
  • Agrément du TSI
  • Finition

 

La Raison :

  • Conso
  • Tarif
  • Sièges fermes

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »FICHE TECHNIQUE »][vc_column_text]Dimensions (Longueur/Largeur/hauteur) : 4,56 m / 1,80 m / 1,48 m

Moteurs : 4 cylindres en ligne turbo essence, transversal 1 984 cm3

Puissance maxi : 300ch à 5 500 tr/min

Couple Maxi : 380 Nm à 1 800 tr/min

Transmission : Intégrale (Haldex), boîte double-embrayage 6 rapports.

Poids à vide (Constructeur) : 1 575kg

Rapport poids/puissance : 5,25 kg/ch

Vitesse maxi : 250 km/h

0 à 100 km/h : 5,1 s

Conso mixte : Annoncé 7 litres/100 km (10,2 litres sur 2 000 km mixte)

CO2 (g/Km) : 162

Roues : 235/35/19

Freins AV : Disques ventilés (340mm) – Etrier flottant mono-piston

Freins AR :  Disques ventilés (310mm) – Etrier flottant mono-piston

Coffre : de 605 à 1620 L

Tarif : A partir de 45.700 € (Modèle essayé environ 52.000€)[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »LA CONFIG’ DU BILLET »][vc_column_text]La Golf R du Billet serai une SW Bleu Lapiz avec les jantes optionnelles 19″ chaussées en Michelin Pilot Super Sport. Question équipement, je choisirais exactement la configuration de notre modèle d’essai. Résultat ? Plus de 52.000€. Ça pique …[/vc_column_text][vc_masonry_media_grid grid_id= »vc_gid:1462980446271-9cbe8709-a975-5″ include= »14882,14917,14889″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »LES VIDEOS »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »LES PHOTOS »][vc_masonry_media_grid grid_id= »vc_gid:1462980302768-3008fe53-ca98-0″ include= »14878,14879,14880,14881,14882,14883,14884,14885,14886,14887,14888,14889,14890,14891,14892,14893,14894,14895,14896,14897,14898,14899,14900,14901,14902,14903,14904,14905,14906,14907,14908,14909,14910,14911,14912,14913,14914,14915,14916,14917,14918,14919,14920,14921,14922″][/vc_column][/vc_row]

0