[vc_row][vc_column][vc_column_text] ESSAI Ford Focus RS MkIII Hot Hatch

En voilà une qu’on attendait depuis un bail. La Ford Focus RS. Une des révélations de ce début d’année 2016 et à en écouter la presse internationale, une prétendante (voire déjà gagnante) au titre de sportive de l’année. Après tout ces échos mes attentes sont hautes. Ont-elles été comblées ?

Le tour du proprio

Tout d’abord, il y a les grandes lignes. On pourrait y passer la journée mais je vais essayer d’être concis. Le musical 5 cylindres disparaît au profit du 4 pattes 2.3l EcoBoost de la Mustang et surtout, les 4 roues motrices font leur retour !!! A ce moment là, on pense immédiatement aux mythiques Escort et Sierra Cosworth et le dingue de rallye qui sommeille en moi se réveille d’un coup. Dans les faits, le bouilleur bénéficie d’un travail poussé au niveau du refroidissement et de la gestion des calories (culasse renforcée et maxi radiateur), ce qui lui permet de sortir 350ch et 440Nm à 2000 tr/min (470Nm avec l’overboost de 15s). Ensuite, la transmission intégrale peut envoyer jusqu’à 70% du couple à l’arrière, où deux embrayages s’occupent de répartir jusqu’à 100% de ces 70% à droite ou à gauche (Torque Vectoring). Le tout passe par une transmission mécanique (hourra !!!) à 6 rapports. Là, il faut dire que tout est réunit pour passer un bon moment !

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A l’extérieur, là où habituellement Ford envoie du lourd avec du très agressif et du spoiler à faire pâlir une supercar des 80’s (Cf Escort Cosworth), ils ont fait dans la « dentelle » avec cette Focus RS MkIII. Façon de parler. FRSj2C’est plus sage qu’auparavant mais ça reste belliqueux. Le gros bouclier à l’avant est largement ajouré pour laisser l’air alimenter le gigantesque radiateur et les écopes jouxtant les antibrouillards ne sont pas là que pour le style. L’air y est dirigé vers les disques (350mm) qui en ont grand besoin. Jupes latérales travaillées, diffuseur intégrant l’antibrouillard central et les deux – grosses – sorties d’échappement s’associent au spoiler de toit pour offrir à cette Focus RS 3ème du nom une portance nulle. La forme est donc dictée par la fonction et la compacte se montre plus élégante que ses devancières. Alors, ça ne saute pas aux yeux comme ça en Bleu Nitrous mais c’est beaucoup plus évident dans des teintes plus discrètes comme les gris « Stealth » ou « Magnetic ». Dans ces configurations, vous disposerez du parfait « sleeper » dans bien des situations.

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A l’intérieur, pas grand chose ne bouge. On retrouve l’habitacle de la Focus, à peine différent de celui de la ST avec laquelle nous avions passé quelques jours en septembre dernier. Les logos des RECARO on été remplacés par le blason RS et les surpiqures passent au bleu. Des baquets (RECARO eux aussi) encore plus sportifs sont disponibles en option. Les plastiques sont bons mais beaucoup trop nombreux et leur qualité baisse en partie basse. Les ajustements, eux, sont solides. L’ergonomie est celle d’une Focus, à savoir un peu brouillon mais gérable et le système SYNC 2 commence à prendre des rides. Vivement l’arrivée du 3. Tout comme sur la ST, les 3 manos sont présents en haut de la planche de bord. FRSm118Quatre modes de conduite sont disponibles : Normal, Sport, Track et celui dont tout le monde parle, le mode Drift. On retrouve également une commande d’affermissement des suspensions (indépendante des modes de conduite) au bout du comodo de clignotants. La position de conduite est plus axée attaque que cruising. Impossible de se mettre très bas dans l’auto et les baquets optionnels vous collent très droit. Le volant tombe bien sous la main, tout comme le levier légèrement raccourci de la boîte 6. En gros, vous êtes déjà à l’attaque sans même avoir tourné la clé…

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Sur circuit

Nous voici sur le circuit d’essais Michelin à Fontange. Le mode normal se montre déjà bien efficace avec de belles accélérations, des appuis convaincants et une direction bien pesée quoi qu’un peu sur-assistée. Bien qu’un petit lag plutôt folklorique se fasse sentir, c’est très linéaire. Linéaire mais pas mou ! Les rapports s’enchainent rapidement et facilement grâce à la boîte 6 bien étagée et super bien guidée. On est chauds, on saute le mode Sport (on y reviendra plus bas) et on passe direct en Track. J’en profite également pour passer la suspension en Sport. C’est parti ! Launch Control (ou « Assistant de départ » dans le texte). Booom ! La catapulte vous remue les internes et il ne faut pas dormir pour passer la deux sous peine de rupteur castrateur. Le 0 à 100 km/h est avalé en 4,7s tandis qu’on loue la belle symbiose du couple embrayage/levier de boîte.

Ford Focus RS test at Salon de Provence March 31 2016 - Photo Marc de Mattia / DPPI

L’échappement claque, pétarade, la réponse à l’accélérateur et la disponibilité du bouilleur son surprenants et il est – déjà – temps de se jeter sur les Brembo. Belle attaque, consistance quasi-parfaite, on est à l’aise. Les chicanes, virages serrés et autres courbes rapides sont pulvérisés avec un juste mélange d’agilité et de stabilité. Le « Torque Vectoring » accélère la roue extérieure ce qui fait pivoter l’auto à la manière d’une propulsion (effet de lacet) et, dans le serré, c’est flagrant et plaisant. Les ingénieurs châssis se sont donné du mal et le résultat est là ! Dans ce mode, la direction est plus lourde, remonte un peu plus d’infos mais le couple de rappel aura vite raison de vos avant-bras. Le maître mot est efficacité. De plus, les vitesses de passage son hallucinantes, encore plus avec les clermontois optionnels (Pilot Sport Cup 2). Une ventouse j’vous dit !

Ford Focus RS test at Salon de Provence March 31 2016 - Photo Marc de Mattia / DPPI

Direction maintenant la piste basse adhérence pour jauger le comportement de la furie sur le mouillé. Et bien croyez moi, les limites sont loin. Même en ESP off, le grip mécanique est bluffant. Mais ici, ce qui nous intéresse, c’est le fameux mode Drift. Interdit sur route, comme le mode track, on va vite comprendre pourquoi. Démonstration : pied dedans, petit coup de volant et l’auto prend de l’angle immédiatement. On se prend pour l’ami Ken Block. Quasiment pas de correction au volant, on gère l’angle à l’accélérateur et ça passe avec une sacrée facilité. Cependant, il faut de la place ! Quoi qu’il en soit, c’est fun, très fun, même si ça manque un peu de naturel de ne quasiment pas corriger. Accessible, fun, efficace. Sur circuit, cette Focus RS nous aura régalé.

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Sur la route

Le circuit c’est bien mais quid de la route ? Le lendemain, nous prenons donc la route dans le tortueux massif des Alpilles. Feu ! En mode normal, la Focus se montre ferme mais pas cassante. L’échappement en mode « tranquille » ménage vos oreilles et la relative souplesse des commandes laisse présager d’agréables trajets quotidiens. Mais on n’est pas là pour ça. Le mode Sport est engagé et tout devient plus réactif. Réponse moteur, boîte, direction, ce mode porte bien son nom. L’échappement également passe en mode « braaapp » et « pak pak pak ». Ça sonne et pétarade fort même si ça fait une peu artificiel. En ce qui me concerne, ça fait le job. J’ai bien essayé de passer les suspensions en Sport aussi mais c’est jute intenable sur route ouverte. C’est cassant et ça sautille dans tous les sens. Au bout de 5 min on en a marre. FRSj14Sur ces routes toutes en enchainements de virages et de courbes, la furie vous téléporte de virolos en virolos avec une facilité déconcertante. Le moindre bout de droit est annihilé et le freinage parait inépuisable. La cadence est folle et les sensations sont au rendez-vous. Le comportement typé propulsion rend cette RS MkIII fun sans sacrifier l’efficacité, au contraire. Dans les faits, comme les roues arrière tournent plus vite que les roues avant, on a le bénéfice des quatre roues motrices avec le sentiment que l’arrière prédomine. C’est facile, c’est agréable, quoi qu’un peu lourd en direction et surtout, ultra efficace, même avec les Pilot Super Sport, monte d’origine, plus adaptés à un usage quotidien que les Cup 2. A mon avis, il faut avoir du lourd pour suivre un bon pilote en Focus RS sur une spéciale du Monte-Carlo.

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Moins extravagante que ses devancières extérieurement, cette nouvelle Focus RS en donne plus. Puissante, équilibrée, somme toute polyvalente, elle fait preuve d’une redoutable efficacité. A cela, elle ajoute, de par des solutions techniques judicieuses et un échappement expressif, une grosse dose de fun. Assurément une réussite. De plus, avec un tarif de départ de 39.600€ elle vient bousculer une large concurrence qui va de la Seat Léon Cupra à l’Audi RS3 en passant par les Golf R et autres Mercedes A45 AMG, pour ne citer qu’elles… Alors ? La sportive de l’année du Billet Auto ?? A confirmer mais c’est plutôt bien parti. En plus d’une belle proposition technique, ludique et tarifaire, Ford ajoute une pincée de piment supplémentaire à sa sauce Hot Hatch …

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »FICHE TECHNIQUE »][vc_column_text]Dimensions (Longueur/Largeur/hauteur) : 4,39 m / 1,82 m / 1,47 m

Moteurs : 4 cylindres en ligne turbo essence, transversal 2 264 cm3

Puissance maxi : 350ch à 6 000 tr/min (Régime maxi 6 600 tr/min)

Couple Maxi : 440 Nm à 2 000 tr/min (470 Nm avec overboost)

Transmission : Intégrale, boîte mécanique 6 rapports.

Poids à vide (Constructeur) : 1 599kg

Rapport poids/puissance : 4,56 kg/ch

Vitesse maxi : 266 km/h

0 à 100 km/h : 4,7 s

Conso mixte : Annoncé 7,7 litres/100 km (12 litres en roulant bien)

CO2 (g/Km) : 175

Roues : 235/35/19

Freins AV : Disques ventilés (350mm) – Etrier 4 pistons

Freins AR :  Disques pleins (302mm) – Etrier flottant mono-piston

Coffre : de 260 à 1045 L

Tarif : A partir de 39.600 €[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »LA CONFIG’ DU BILLET »][vc_column_text]La Focus RS du Billet serait blanc glacier / intérieur Cuir/Tissus noir avec l’option Jantes Forgées 19″ (1000€/non visibles sur le configurateur) et les étriers peints en bleu (170€). A l’intérieur, on choisirait le système audio Sony (600€), la caméra de recul (250€), le toit ouvrant (600€), les rétros rabatables électriquement (110€) et les vitres arrières sustentées (130€ fuck la loi). Au total on en est pour 42.460€, presque donnée …[/vc_column_text][vc_media_grid grid_id= »vc_gid:1462808300536-e438d972-2612-1″ include= »14778,14779,14780″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »LA VIDEO »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »LES PHOTOS »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_masonry_media_grid style= »lazy » grid_id= »vc_gid:1462808300538-bb8551e3-3b11-10″ include= »14763,14762,14761,14760,14759,14758,14757,14756,14755,14754,14753,14752,14751,14750,14749,14748,14747,14746,14745,14744,14743,14742,14741,14740,14739,14738,14737,14736,14735,14734,14733,14731,14730,14729,14728,14727,14726,14725,14724,14723,14722,14721″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Texte : Jean-Baptiste Dessort

Photos : Emeric Cadart pour SpeedGuerilla, Jean-Baptiste Dessort et Marc de Mattia / DPPI[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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ESSAI Ford Focus RS MkIII : Hot Hatch Sauce
Fun, efficace, accessible et proposée à un tarif alléchant qui nous fait oublier ses quelques imperfections. Elle a tout pour devenir la reine des Hot Hatch !
Performances ComportementTarif
Suspensions sport inutilisable sur routePosition de conduite Conso
71%Note finale
Le dehors70%
Le dedans50%
Le moteur75%
Le comportement90%
Avis des lecteurs 5 Avis
63%