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Dans la galaxie des autos mythiques, la Mustang caracole dans le peloton de tête avec des légendes comme la 911 ou le Range Rover. En 51 ans de carrière, elle a tout vu. Du vrai pony car big block à la « compact traction », elle nous revient maintenant dans une nouvelle déclinaison, plus européenne que jamais. Ça tombe bien, elle est désormais disponible chez nous.

Le tour du proprio

Lors de sa présentation, je n’avais pas du tout accroché au ”nouveau” design de cette Mustang sixième génération, allant même jusqu’à, comme beaucoup, la qualifier de Mondéo coupé. Ceux qui ont regardé la vidéo le savent, j’ai bien changé d’avis en découvrant la nouvelle Mustang en réel. C’est bien une « Pony Car » – de 4,80m de long – que j’ai devant les yeux. Un sourire d’enfant m’envahit. Elle est là, posée devant moi et je dois dire qu’elle en impose. Le rouge-orangé y est aussi pour quelque chose. Quelle gueule ! Elle est bien dans ses baskets chaussée en 19” avec ses superbes jantes 10×2 rayons noires. Au bout du gigantesque capot sculpté, la proue est moins marquée qu’auparavant mais toujours aussi agressive. L’habitacle bien proportionné plonge en « Fastback » sur une poupe plus fine visuellement, qui fait pourtant ses presque 2m de large. Le bandeau noir entouré des trois feux LEDs de chaque côté est surplombé par des ailes largissimes et musclées, bien camouflées de l’extérieur … jusqu’à ce que vous les ayez dans le rétro …

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D’ailleurs, à l’intérieur, la surprise est là aussi. L’habitacle paraît spacieux, la finition ne choque aucunement et les sièges Recaro optionnels (1800€) sont très confortables mais malheureusement privés de réglages électriques. Qu’importe, ils ont un look d’enfer. D’enfer, c’est le premier mot qui vous vient à l’esprit quand vous regardez dans le rétro et découvrez les ailes arrières sculptées que vous n’aurez jamais pensées aussi proéminentes. Ensuite, la planche de bord inspirée des Mustangs originelles avec sa fameuse double casquette et ses 3 bouches d’aération vous paraît tout de suite familière, et c’est tant mieux. Le système Sync 2 (très bientôt remplacé par le Sync 3) s’occupe du GPS, du Multimédia et des réglages de l’auto. Bien pensé, il divise ses « secteurs » en 4 et son utilisation est très facile, malgré certaines lenteurs. En dessous, vous avez les commutateurs de désactivation de l’ESP (le plus craint de tous), de sélection de mode de conduite (Neige/Humide, Normal, Sport+ et Piste) et de paramétrage de direction (Confort, Normal ou Sport) à l’ancienne, inspirés de l’aviation, ainsi que le bouton magique … Oui vous savez ? Celui où il y a marqué « Star Engine ».

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Devant moi, le poste de pilotage avec ses deux compteurs entourant un écran digital. J’aime petits les détails et les inscriptions «  Revolutions Per Minute » sur le compte-tours et « Ground Speed » sur le compteur de vitesse. Pour les geeks, l’ordinateur de bord est plus que complet et propose même une télémétrie poussée ! Température des têtes de cylindres, ratio air/essence, et j’en passe ! Vous aurez même droit aux « track apps ». 0 à 100, 0 à 200, 200m D.A., 400m D.A., launch control et même une fonction « Line Lock » qui n’agit que sur les freins avant pour pouvoir effectuer des Burn Out de compèt ! On a essayé », c’est super efficace. Seuls les plastics durs des contre-portes et du tunnel central dénotent dans cet habitacle. Mais bon, à 40.000€ la Mustang V8, il n’y a pas de secret. La position de conduite est vite trouvée, bien bas, bien maintenu dans les Recaro et le volant bien droit, toujours à la bonne place. C’est parti pour 5 jours au volant de la bête, qui plus est, motorisée par le nouveau V8 « Coyote » de 5 litres développant 421ch et 530Nm. Et ce n’est pas tout ! On a taxé le modèle en boîte méca ! Inutile de vous préciser à quel point je suis excité.

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En route

Contact : Le V8 prend vie, son cycle d’allumage le fait ronronner de manière caverneuse avant qu’il ne se cale sur un ralenti imperturbable. Que c’est bon ! Il n’en fait pas trop, c’est rauque et jamais artificiel, juste ce qu’il faut pour vous caresser les esgourdes sans réveiller le voisin. Et si jamais il se réveille, au moins, il ne croira pas qu’on lui vole sa 308 HDI. En ville, la Mustang est loin, mais alors loin du paquebot. Ça braque super bien, le long capot nervuré est bien en vue et on appréhende facilement la longueur de l’engin. Bon point également à la vision périphérique. La rétro-vision est bonne et les angles morts ne posent aucun problème. La cerise sur le gâteau ? L’embrayage est parfait. Ferme mais pas trop, il procure un sentiment sportif sans faire la fête à votre gibolle au moindre embouteillage et son point de verrouillage est très naturel. La suspension encaisse bien les déformations et les sièges sont le juste milieu entre maintien et confort. Bref, un super daily driver cette ‘Stang. Le moteur enroule sans problème à 1500 tr/min et relance même vigoureusement à ce régime. Les 530Nm sont dispo à 4250 tr/min mais je soupçonne le V8 d’avoir de belles réserves dans les bas fonds. La boîte est ferme mais précise tandis que les débattements du levier sont super courts. On a vraiment l’impression de conduire un mix parfait entre le « daily » et la sportive. Il faudra composer, pour ceux – comme moi – qui n’aiment pas attirer l’attention avec les têtes ébahies des passants. La différence avec une Lamborghini Aventador qui ne chamboule que les enfants, les passionnés et les bimbos, c’est que la Mustang fait aussi de l’effet au plus âgés car en la voyant, ils se rappellent immédiatement les 60’s.

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La caisse est assez haute pour ne pas avoir besoin de passer n’importe quel dos d’âne en crabe et son habitacle est assez grand pour ne pas être claustrophobe à son bord. La Mustang étant une 2+2, vous pourrez envisager des trajets à 4 mais les « sièges » arrière sont plus adaptés aux enfants qu’aux plus d’1m70. Vous n’êtes que deux ? Pas de soucis, vous pourrez embarquer encore plus de bagages pour votre Road Trip (si les 400L du coffre ne suffisent pas déjà). Bref, elle allie plaisir et praticité. L’utilisation quotidienne ne lui fait pas peur, seule votre facture d’essence pourra vous refreiner. En mixte, vous aurez du mal à descendre en dessous des 13 litres aux 100 et en ville, c’est 19/20 litres au bas mot.

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Mais ce qui nous intéresse, c’est la route. Et pour la tailler, la Mustang est une parfaite alliée. Je suis enfin sorti de Paris et c’est le grand espace qui s’ouvre à nous. La ‘Stang est une « cruiseuse » hors pair. La 5ème fait trop de bruit à 90 ? Passez la 6 et appréciez le silence. Longue comme un jour sans pain, elle vous permettra de dérouler tranquillement sur les grands axes et de réduire votre conso. Besoin de relancer ? Pas de soucis, vous tombez la 5, voire la 4 et vlan ! Les 421ch se libèrent et le grand ouest ne vous aura jamais paru aussi proche. Le V8 passe du borborygme au feulement puis à la cavalcade au fur et à mesure qu’il monte dans les tours. La poussée est carrément linéaire mais quand vous regardez le compteur, c’est votre palpitant qui tabasse. Quelle allonge !

Tantôt rond, souple, mélodieux, onctueux, rageur, ce V8 est à mon sens une réussite. A l’utilisation, il sait tout faire. Enrouler dans les bas fonds du compte-tours ou partir à l’assaut du rupteur. Il s’essouffle très (très) légèrement après 4500 trs mais à ce régime, vous n’êtes, en général, pas loin de la prison. Le 0 à 100 est avalé en 4,8s et les 250 km/h, même s’ils n’ont pas été vérifiés, sont tout à fait crédibles. A mon avis, elle peut même prendre plus…

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La question que je me posais, que tout le monde se posait d’ailleurs, avant d’essayer l’auto est simple : « Et dans le sinueux, ça tourne ? ». Question légitime connaissant les anciennes versions et leur propension à se désunir complètement à l’approche du moindre virolo. Et bien ici, il n’en est rien ! Ford, en pensant sa nouvelle Mustang « Worldwide », l’a voulue moderne et utilisable. Exit donc l’antédiluvien essieu arrière rigide et bonjour la suspension indépendante multi-bras. Tout ça se traduit sur la route par un comportement bien plus civilisé. L’auto prend du roulis, c’est normal, c’est une GT plus qu’une sportive, mais celui-ci est bien contenu. Elle ne se vautre pas sur sa route avant extérieure et le sous-virage est bien endigué. L’arrière suit, avec l’intention que lui donnera votre pied droit. C’est simple : vous voulez être propre et vous dosez la ré accélération ? Il enroulera à la demande. Vous voulez jouer la brute ? Il essaiera de passer devant. ESP branché, c’est sans danger. En mode Piste, ce dernier est en mode dégradé et retardera son intervention le temps pour vous de prendre un peu d’angle. Sur le gras, vous prendrez beaucoup d’angle … Oui, car la Mustang, bien qu’européanisée dans son comportement, n’en reste pas moins une auto caractérielle. Vous recevrez de que vous lui donnerez.

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Les modes Piste et ESP Off vous donneront de belles sensations (sur route fermée ou sur circuit bien sûr). Le décrochage et la prise d’angle sont ultra naturels et facilement appréhendables. Les remontées d’information sont top. Les Récaro assurent un maintien parfait et la direction, un peu floue en mode normal, jouit d’une superbe consistance en mode sport. Bien pesée, elle offre un toucher dont beaucoup de super-sportives ne peuvent s’enorgueillir. Vous avez les mains sur le train avant. Plus c’est sinueux, plus les limites de l’américaine sont visibles mais elle passe fort partout. Les transferts de charge sont bien verrouillés et ultra lisibles. Rouler vite en Mustang devient à présent une vraie partie de plaisir. Je le répète, c’est une GT, pas une super-sportive.

En cas d’excès, les disques Brembo de 380mm à l’avant et 330mm à l’arrière sont là à la rescousse. Très efficaces et endurants, ils sont facilement dosables grâce à la consistance parfaite de la pédale. L’attaque est franche et demande un petit temps d’adaptation (sous peine de se planter les ratiches dans le volant) mais la course est bien tarée. Chapeau ! Très bon bilan dynamique.

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Bilan

Elle sait tout faire cette Mustang. Elle maîtrise la ville, fait tourner les têtes comme une supercar (encore plus même avec le rouge de notre modèle), elle cruise sagement aux limitations, au rythme du ronronnement du V8 sans pour autant vous frustrer et sait vous donner du plaisir quand vous vous sentez joueur. Une belle GT de tous les jours à condition d’avoir le budget pour le Sans Plomb. Car avec une conso de 14 litres durant nos 5 jours sur tous les rythmes, elle ne s’est pas montrée des plus économiques. Cependant, il faut garder en tête que la Mustang V8 est disponible en France (merci Ford) à partir de 42.500€ (re-merci Ford). Notre modèle d’essai, quelque peu optionné, affichait un gentil 49.000€. C’est simple, aucune auto du marché ne peut vous en offrir autant pour si peu. Alors oui, elle rejette autant qu’un gros chalutier, donc on dépasse les 50.000€ avec le malus écologique (8000€), mais à ce tarif là, vous aurez un joli TT, moins polyvalent mais plus économique. Moins passionnel également, aussi bon soit-il. Pour trouver une auto qui en apporte autant, il faudra rajouter une bonne décennie de budget essence. A vous de choisir 😉

La Passion :

  • Auto Mythique
  • Moteur / boîte méca
  • Polyvalence

 

La Raison :

  • Certains plastics …
  • Consommation
  • Malus 8000€ …

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »LA CONFIG’ DU BILLET AUTO » color= »black »][vc_column_text]La Ford Mustang du Billet serait évidemment une V8, en Fastback, boîte méca. Pour la teinte extérieurs, elle serait « Guard Green » (700€) car en dehors du rappel évidement à la Fastback ’67 du légendaire lieutenant Bullit, ce coloris sied parfaitement à la ‘Stang. A l’intérieur, j’opterais pour les baquets Recaro optionnels (1800€), noirs, il n’y a malheureusement pas le choix. Ensuite, je prendrais le toit noir « Shadow » pour contraster et le pack prémium (2500€), comprenant Sync II, le système audio Shaker 12HP de super qualité et la radio numérique. Et voilà, c’est tout ! La douloureuse ? Pas tant que ça : 48.000€ hors malus. Je vous avoue que j’aimerais tellement cliquer sur le bouton « commander » …

Configurez votre Ford Mustang ICI[/vc_column_text][vc_media_grid grid_id= »vc_gid:1462698904101-976a4748-2b3a-4″ include= »11211,11213,11212″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title= »FICHE TECHNIQUE » color= »black »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

Dimensions (Longueur/Largeur/hauteur) : 4,78 m / 1,92 m / 1,38 m

Moteurs : V8 atmosphérique, longitudinal 4 951 cm3

Puissance maxi : 421ch à 6 500 tr/min

Couple Maxi : 530 Nm à 4 250 tr/min

Transmission : Propulsion, boîte mécanique 6 rapports.

Poids à vide (Constructeur) : 1 720kg

Rapport poids/puissance : 4,08 kg/ch

Vitesse maxi : 250 km/h

0 à 100 km/h : 4,8 s

Conso mixte : Annoncé 9,6 litres/100 km (14L sur 5 jours)

CO2 (g/Km) : 299

Roues : 255/40/19 à l’avant et 275/40/19 à l’arrière

Freins AV : Disques ventilés (380mm) étriers fixes 6 pistons

Freins AR :  Disques ventilés (330mm) étriers fixes 4 pistons

Coffre : 408L

Tarif : A partir de 42.500 € (Modèle essayé : 49.000€)

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